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  • Gilbert

Oubliez 2020, Welcome to 2021 !...


Oui, comme la totalité d’entre vous pour le Réveillon de la St Sylvestre, nous avons respecté les quotas assignés par le Gouvernement vis-à-vis de ce maudit virus dont la longévité confine (sic !) à une intrusion sans fin dans nos existences, amenant à une réduction indéniable de nos libertés : liberté de voir la famille et les amis sans regarder régulièrement sa montre pour rentrer avant le couvre-feu, de sortir en soirée, d’aller au spectacle, théâtre, cinéma, d’aller au restaurant, de visiter une exposition ou de partir sans crainte en voyage , liberté de s’embrasser, de se cajoler… Résultat, pour moi en tout cas, en ce début d’année, j’ai un peu de mal à me repérer dans ce qu’il faut faire ou pas dans les prochaines semaines, et surtout je suis dans l’impossibilité de me projeter dans un futur au-delà de 48h ! Et comme vous avez dû le constater, alors qu’en principe c’est à la fin décembre qu’on établit le bilan de l’année écoulée en termes de palmarès, j’ai allègrement oublier de le faire en 2020 ! Non pas parce que les -trop rares-films qui ont été portés sur le grand écran étaient de mauvaise qualité, mais simplement parce que faute d’aller au cinéma, on oublie même les bonnes habitudes…


Ainsi, sur les quelques 97 films découverts en 2020 (dont 7 en streaming, en dehors des salles obscures) hors des périodes de confinement, certains valaient vraiment le détour. Et pour une fois, peu proviennent des Etats Unis, car les grandes Majors ont choisi pour la plupart – mais à quel coût ? - de retarder la sortie des blockbusters prévus : ‘ Top Gun : Maverick ’, ‘Mourir peut attendre’, le dernier chapitre de James Bond avec Daniel Craig dans le rôle de 007, ‘Dune’, ‘the King’s Man : Première Mission’, ‘Aline’….se retrouveront si tout va mieux sur les écrans en 2021, mais la maison Disney comme d’autres ont préféré sortir directement leurs créations en streaming sur les chaînes cinéma ou en vidéo, comme pour Disney le controversé ‘Mulan’, ou encore comme ‘Soul’, dont vous lirez la critique cette semaine. Vous aurez donc compris que les films d’auteur et les ‘petits’ films – mes préférés, en général ! se seront donc taillé la part du lion sur les (grands) écrans en 2020 !


Pour revenir à l’année écoulée, mon palmarès est le suivant :

1/ Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait – Emmanuel Mouret (mon film favori aux César 2021)

2/ L’été 85 – François Ozon

3/ Le cas Richard Newell (Richard Newell) – Clint Eastwood

4/ La voie de la justice (Just Mercy) – Destin Daniel Cretton

5/ Queen & Slim – Melina Matsoukas

6/ Adolescentes – Sébastien Lifshitz

7/ Yalda, la nuit du pardon (Yalda) – Massoud Bakhshi

8/ Josep – Aurel

9 / Dark waters – Todd Haynes

10/ Petit Pays – Éric Barbier

10/ La communion – Jan Komasa


César du meilleur premier rôle féminin



- Golshifteh Farahani dans ‘Un divan à Tunis’, de Manele Labidi (outsider)

- Emmanuelle Devos, dans ‘Les parfumeurs’, de Grégory Magne (outsider)

- Virginie Efira, dans ‘Adieu les cons’, d’Albert Dupontel

- Bérénice Béjo, dans ‘Le bonheur des uns’ de Daniel Cohen (outsider)

- Camélia Jordana, dans ‘Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait’, d’Emmanuel Mouret

- Karin Viard, dans ‘Les apparences’ de Marc Fitoussi

- Louise Bourgoin, dans ‘L’enfant rêvé’, de Raphaël Jacoulot (outsider)


César du meilleur premier rôle masculin


- Niels Schneider, dans ‘Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait’, d’Emmanuel Mouret

- Jalil Lespert, dans ‘L’enfant rêvé’, de Raphaël Jacoulot

- Roschdy Zem, dans ‘La fille au bracelet’ de Stéphane Demoustier

- Albert Dupontel, dans ‘Adieu les Cons’ d’Albert Dupontel (outsider)

- Félix Lefebvre, dans ‘Été 85’ de François Ozon (ou César du Meilleur Premier rôle masculin)

- Benjamin Biolay, dans ‘Les apparences’ de Marc Fitoussi (outsider)


En revanche, je ne me prononcerai pas cette année sur le palmarès des Oscar, compte tenu d’un manque de films visionné en 2020…


Comme vous avez pu le constater, le virus nous a obligés à nous adapter ; c’est ainsi que, contrairement à mon engagement de base qui était jusqu’à il y a un an de découvrir uniquement les films dans les salles obscures, vous avez pu découvrir les critiques de films visionnés en streaming. Ce sera le cas tant que les cinémas n’auront pas rouvert leurs portes et il pourra arriver de temps à autres de découvrir les critiques de séries, dont certaines ont prouvé qu’elles étaient de très grande qualité…

Mais Robert Hossein ne se satisfera pas de ces rôles au cinéma : c’est par la mise en scène que son immense talent éclatera, d’abord en 1970 par la reprise de la gestion du Théâtre Populaire de Reims (Isabelle Adjani débutera dans ses troupes avant de rejoindre la Comédie Française)…Après avoir réchappé d’un grave accident de voiture qui verra périr son épouse de l’époque, Robert Hossein reviendra à Paris et se lancera dans la mise en scène de spectacles grandioses, la plupart du temps avec des thèmes historiques pour lesquels l’historien et Académicien Alain Decaux jouera le rôle de mentor. Ainsi seront créés sur les plus grandes scènes de Paris des shows gigantesques tels ‘Notre Dame de Paris’, ‘Le Cuirassé Potemkine’, ‘Jules César’, ‘Ben-Hur’ (au Stade de France), ‘Danton,’ ‘Robespierre’, ‘Bonaparte’, ‘Charles de Gaulle’ et même ‘Jésus’ ! Parfois, ayant un esprit très novateur, il permet aussi au public de voter au cours des représentations, créant une forme originale d’interactivité. Plus tard, il aura aussi la charge du théâtre Marigny où il dirigera même son ami Jean-Paul Belmondo en 1987 dans Kean d’après Alexandre Dumas.



Côté cinéma, Robert Hossein consacrera deux ans de sa vie à tourner une adaptation des « Misérables » de Victor Hugo, dont il avait déjà fait une comédie musicale deux ans plus tôt. Le film sortira en 1982, avec Lino Ventura dans le rôle de Jean Valjean. Mais Robert Hossein jouera lui -même dans une autre version des « Misérables » en 1995, celle réalisée par Claude Lelouch, qu’il a retrouvé après avoir tourné ‘Les uns et les autres’ (1981). L’un de ses derniers rôles notables sera celui d’un client fidèle amoureux transi d’Audrey Tautou dans ‘Vénus beauté (institut)’ de Tonie Marshall en 1999.


Bonne et heureuse année 2021 à tous !

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