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Acteurs 

Mayu Matsuoka

Anne Watanabe

Masachika Ichimura

Nao Tōyama

Synopsis

Akané est une jeune fille rêveuse. La veille de son anniversaire, elle se rend chez sa tante antiquaire pour récupérer son cadeau. Dans l’étrange bric-à-brac de la boutique, elle pose sa main sur une pierre magique. S’ouvre soudain un passage secret d’où surgit Hippocrate, un alchimiste venu d’un autre monde. Il veut convaincre Akané qu’elle est la Déesse du vent vert dont parle la légende et qu’elle seule peut éviter la terrible sécheresse qui menace son royaume. Accompagnées par l’alchimiste et son disciple Pippo, Akané et sa tante s’engagent dans un voyage fantastique pour sauver Wonderland.

Mon commentaire

Dans le cadre du festival Hanabi, on peut découvrir ce film d’animation plutôt réussi du réalisateur Kaiichi Hara, qui nous raconte l’histoire extraordinaire d’une petite fille, Akané, dont le destin va basculer le jour de son anniversaire, lorsqu’elle vient récupérer chez une de ses tantes son cadeau. Par le plus grand des hasards, en posant la main sur une pierre magique, elle fait la rencontre d’Hippocrate, un alchimiste venu d’un autre monde, qui considère qu’Akané est la réincarnation de la Déesse du Vent Vert, et l’invite à rejoindre son royaume pour combattre la sécheresse sans pareille qui menace. Intriguée, Akané accompagnée de sa tante Midori; décident de suivre l’alchimiste et son disciple Pippo dans un voyage fantastique pour tenter de redonner vie au royaume en plein désarroi…

Nul doute que les réalisateurs japonais sont doués pour récréer dans leurs films d’animation des univers alliant à la fois le fantastique mais également la poésie. Keiichi Hara en apporte encore une fois la preuve avec cette quatrième réalisation, le film « Wonderland » qui n’a pourtant rien à voir avec l’univers de la célèbre Alice adaptée par Disney à partir du livre de Lewis Carroll. Ici, il y a certes un univers parallèle peuplé de quelques personnages étranges, mais avant tout le film apporte une réflexion intéressante sur la civilisation actuelle, sur les méfaits d’une consommation démesurée et des effets néfastes qu’elle entraîne. Dans le monde que va découvrir Akané, la population survit du mieux qu’elle peut en l’absence d’eau mais doit faire face à la tyrannie d’un petit groupe qui dirige le royaume avec une poigne de fer.

Cependant, à côté de ces noirceurs, le réalisateur nous convie à la découverte de paysages aux couleurs travaillées et à des moments de poésie, un peu à la manière de Miyazaki, célèbre réalisateur des studios Ghibli, qui forcément suscitent une certaine admiration.

Pas d’inquiétude pour le cinéma d’animation japonais, la relève est assurée !

Ma note : 14/20