FILM VU EN STREAMING sur Netflix (sortie déc. 2020)

Acteurs 

Glenn Glose

Amy Adams

Gabriel Basso

Haley Bennett

Owen Asztalos

Freida Pinto

Bo Hopkins

Synopsis

​J.D. Vance, un ancien Marine originaire du sud de l’Ohio désormais étudiant en droit à Yale, est sur le point de décrocher le poste de ses rêves quand une affaire de famille l'oblige à retourner chez lui et à retrouver tout ce qu'il avait tant voulu quitter. J.D. doit alors gérer la dynamique complexe de sa famille des Appalaches, et son rapport explosif avec sa mère qui souffre d'addiction. Touché par les souvenirs de sa grand-mère, la femme résiliente et redoutablement intelligente qui l'a élevé, J.D. comprend que ses origines lui serviront à construire son avenir

Mon commentaire

Pour son nouveau film, le metteur en scène très hollywoodien Ron Howard (Willow, Apollo 13, Da Vinci Code, Le Grinch...) nous emmène dans un univers en principe plutôt réservé au cinéma indépendant. Il s’agit de celui du monde de l’addiction à la drogue, avec cette histoire adaptée du récit autobiographique du véritable J.D Vance, un ancien Marine étudiant en droit à Yale, incarné ici par Owen Aszlatos (J.D jeune), puis par Gabriel Basso (J.D adulte).

Le film démarre par un flashback dans les années 90 qui retrace un après-midi champêtre estival au cours duquel se retrouve toute la famille Vance : il y a bien sûr le jeune ado J.D, qui rêve de liberté et de nature, sa sœur Lindsay (Haley Bennett), leur mère Bev (Amy Adams), et leurs grands-parents, Mamaw (rugueuse Glenn Close), et Papaw (Bo Hopkins). Tout ce petit monde a l’air heureux, mais on comprend vite que les apparences sont souvent trompeuses. Car cette famille d’origine très modeste est minée par les problèmes financiers et le chômage, et Bev, pourtant infirmière dans un établissement hospitalier finit elle-aussi par perdre son travail, plongeant de facto dans la drogue, alternant tour à tour phases d’abattement et de violence notamment vis-à-vis de ses enfants, ainsi que tentatives de suicide.

On retrouve en 2011 J.D étudiant à Yale, soutenu par sa petite amie Usha (Freida Pinto), lors d’une réception où se retrouve le gratin de la société américaine, réception qui lui permettrait enfin de décrocher le poste de ses rêves. Mais ses projets sont contrecarrés par un appel téléphonique, qui l’oblige à retourner chez lui dans l’Ohio auprès de cette famille dont il a tant voulu s’éloigner…

A travers de multiples flashbacks plus ou moins bien amenés, Ron Howard nous fait découvrir le quotidien de cette famille aux lourds secrets et qui se déchire autour des principes d’éducation de Bev, femme tour à tour fragile et instable qui semble entraîner J.D. dans sa chute…mais c’est sans compter la force de caractère de Mamaw, la grand-mère austère mais clairvoyante qui reprendra le contrôle de la vie de son petit-fils…

‘Une ode américaine’ (très médiocre titre français pour ce film intitulé en fait ‘Hillbilly Elegy’, du nom du récit) est une chronique intense et puissante sur le sort des laissés pour compte aux Etats Unis, à travers le portrait sur trois générations d’une famille en proie au dénuement et à la violence. Il est clair que le film fonctionne essentiellement sur les rôles de composition de Glenn Close, littéralement méconnaissable et d’Amy Adams, bipolaire à souhait, que certains apprécieront en arguant qu’ils sont dignes d’un Oscar ; d’autres comme moi seront plus sceptiques, trouvant le trait un peu trop forcé pour rester crédible et l’issue du film somme toute assez prévisible. Bref, le film se laisse regarder bien entendu mais on n’est pas très convaincu par la démonstration qui manque de finesse.

Ma note :  12/20