Acteurs 

Mina Farid

Zahia Dehar

Nuno Lopes

Bruno Magimel

Clotilde Courau

Lakdhar Dridi

Loubna Abidar

Synopsis

Naïma a 16 ans et vit à Cannes. Alors qu'elle se donne l'été pour choisir ce qu'elle veut faire dans la vie, sa cousine Sofia, au mode de vie attirant, vient passer les vacances avec elle. Ensemble, elles vont vivre un été inoubliable.

Mon commentaire

« Sur la plage abandonnée… Coquillages et crustacés… » La mer Méditerranée, les criques ensoleillées baignées par une eau limpide, le chant des cigales…Le décor du nouveau film de Rebecca Zlotowski est planté. Bientôt on voit arriver dans cette eau translucide à la couleur paradisiaque une naïade aux formes avantageuses, Sofia (Zahia Dehar). En fait, elle vient de rejoindre pour les vacances sa cousine Naïma (Mina Farid), lycéenne cannoise de 16 ans. Ensemble, elles vont vivre des moments inoubliables tant elles sont complices de chaque instant, mais Sofia a bien l’intention de mettre en avant ses formes généreuses pour entreprendre quelques aventures…

Les adeptes d’un été sans fin ne tariront probablement pas d’éloge sur ce film, qui fait indubitablement penser aux films tournés par Brigitte Bardot dans les années 60. Dans ce décor, il y a les ‘pauvres’, y compris les autochtones comme Naïma qui bien qu’habitant Cannes, n’a encore jamais mis les pieds sur un bateau et encore moins sur un yacht. C’est grâce à sa cousine Sofia qu’elle va pouvoir faire une balade sur celui qui appartient à la catégorie des « nantis », le playboy nabab brésilien André (Nuno Lopes) assisté de son homme de confiance Philippe (Benoit Magimel).

Mais quel est le véritable scénario de ce film ? On a du mal à en trouver un au total, car toute cette histoire centrée sur Sofia  - même si Zahia a défrayé les chroniques ces derniers mois paraît bien vaine- et les dialogues plutôt pauvres. La ‘belle’ Sofia qui s’affirme par son physique concède qu’elle n’a pas de conversation (on veut bien la croire !), une éducation limitée, se promène toujours sans argent, mais avoue avoir pour unique devise « Carpe Diem ». Cela force l’admiration de sa cousine Naïma qui elle cependant semble se poser davantage de questions sur la moralité de cette cousine fantasque au comportement souvent amoral  tout en s'interrogeant sur son avenir…

Bref un film certes pas désagréable mais qui laisse pantois, à moins qu’on ne se satisfasse que de la plastique de Zahia, magnifique bimbo dont les pas glissent sur la Croisette, mais qui n’arrive pas à la cheville de son modèle B.B… On sera sans aucun doute plus intéressé par le regard innocent de sa cousine Naïma pour qui cet été prendra la forme d’un intermède un peu surréaliste au sein d’une jeune existence pleine de doutes à propos de son avenir personnel et professionnel.

"Une fille facile" a été récompensé dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs lors du dernier Festival de Cannes.

Ma note : 11/20