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Acteurs 

Diane Kruger

Martin Freeman

Cas Anvar

Werner Daehn

Liron Levo

Synopsis

À la fin des années 2000, alors que le monde craint que l'Iran ne se dote de l'arme atomique, Rachel, ex agente du Mossad infiltrée à Téhéran, disparaît sans laisser de trace. Thomas, son référent de mission, doit la retrouver entre Orient et Occident, car Rachel doit revenir à tout prix sous le contrôle de l’organisation… ou être éliminée.

Mon commentaire

« The Operative » est inspiré du livre « the English Teacher », écrit par Yiftach Reicher Atir,

 un ancien agent du Mossad, les services secrets israéliens, dans le lequel il relate via un condensé les différentes expériences vécues par ces femmes espions, à la solde d’Israël., parties en mission au Moyen Orient et ici notamment en Iran. On connaît de facto l’inimitié légendaire entre Israël et l’Iran, pays qui constitue une menace dans la région, notamment par rapport à la mise au point de l’arme nucléaire. Quoi de plus naturel alors que d’y envoyer des femmes a priori inoffensives, sous couvert d’enseignement de la langue anglaise dans les lycées ou universités ? Rachel (Diane Kruger, impeccable) est donc l’une d’entre elles. A la différence près qu’elle tombe bientôt sous le charme de l’Iran et des traditions iraniennes, puis bientôt de Farhad (Cas Anvar), séduisant quadra, à la tête d’une entreprise d’importation de matériel technologique.

Thomas (Martin Freeman), mentor mais également référent et ami de Rachel, est appelé à la rescousse par le Mossad afin de retrouver la trace de Rachel, alors que celle-ci semble s’être mystérieusement volatilisée..

Outre un montage plutôt original et une interprétation au cordeau, « The Operative » présente l’originalité de se pencher sur la sensibilité d’une femme espionne prise dans un engrenage difficilement maîtrisable. On ne s’ennuie à aucun moment dans ce film israélien plutôt original –d’autant qu’il n’est pas très tendre avec les agents du Mossad en général - avec un suspense bien maîtrisé de bout en bout. La reconstitution de la vie de la population à Téhéran, à la fois très obéissante au régime en façade mais toujours extrêmement prompte à assumer sa liberté de penser et d’agir de l’autre côté du miroir contribue à faire comprendre aux spectateurs combien un citadin iranien de classe moyenne est proche de n’importe quel citoyen occidental dans sa façon de penser de d’aspirer à des jours meilleurs ! Paradoxalement, c’est peut être là que la bât blesse, puisque le réalisateur a choisi de ne rien montrer du côté religieux souvent intégriste qui coexiste

En tout cas, un film intéressant et de qualité qu’on prendra plaisir à découvrir, Diane Kruger prouvant qu’elle est une interprète aux talents multiples faisant face à une horde d’hommes prêts à tout pour sauver sa mission.

Ma note : 15/20