Vu en streaming sur Netflix - (2019)

Acteurs 

Meryl Streep

Antonio Banderas

Gary Oldman

Sharon Stone

James Cromwell

David Schwimmer

Robert Patrick

Melissa Rauch

Matthias Schoenaerts

Synopsis

​

Après s'être fait extorquer l'argent de son assurance, une veuve en colère enquête jusqu'au Panama, où deux avocats rusés dissimulent de l'argent pour les super riches.

Mon commentaire

Avec ‘The Laundromat’, on comprend bien que Steven Soderbergh tente de faire avec le scandale des Panama Papers ce qu’Adam McKay avait fait en 2015 avec ‘The Big Short’, qui expliquait l’origine de la grave crise financière et bancaire de 2008. Mais au contraire de ce dernier qui était parti d’un documentaire aboutissant à une fiction plutôt convaincante, Soderbergh présente son film un peu à la manière d’un conte ou d’une recette de cuisine, avec déroulement d’une suite de chapitres ou étapes affublées d’intitulés plus provocateurs et cyniques les uns les autres.

On a comme point de départ de cette pelote où sont imbriquées tant de sociétés écran un simple drame de couple : Ellen Martin (Meryl Streep) perd son mari Joe (James Cromwell) lors du naufrage d’un petit bateau de croisière. Elle va tenter de comprendre pourquoi elle ne peut pas toucher l’argent de l’assurance et commencer ainsi à tirer sur le fil de la pelote…Sa colère et sa pugnacité vont l’amener à enquêter sans relâche, et l’emmener jusqu’au Panama, pays où sont installés Ramón Fonseca (Antonio Banderas) et Jürgen Mossack (Gary Oldman), deux avocats escrocs de grande envergure.

Ce sont d’ailleurs ces deux compères qui vont nous expliquer petit à petit les tenants et les aboutissants de leurs montages véreux. Ils sont les narrateurs de l’histoire, et s’en donnent à cœur joie pour cabotiner (c’est vrai que tous les deux sont affublés d’accent totalement délirants) tout au long du film. Pourtant on se perd assez vite dans le délire des exemples de sociétés écrans qui sont présentées : certaines anecdotes sur les différents types de société écrans sont franchement drôles, d’autres comme celle sur le personnage de Matthias Schoenaerts pris dans un montage tordu en Chine beaucoup plus complexe à saisir… De même, lors du cheminement d’Ellen Martin dans son enquête, on a du mal à comprendre son empressement à vouloir acquérir un appartement de luxe - qui de plus est déjà vendu !

A force de privilégier l’aspect ludique du film sur l’authenticité, on arrive vraiment à se perdre dans le rôle réel des sociétés écrans à l’origine du scandale des Panama Papers, et c’est un peu dommage.

Reste que comme d’habitude, la photo est soignée et le jeu des acteurs - des grandes pointures, il est vrai- fait que le film se regarde avec un certain plaisir. Pas de quoi néanmoins en garder un souvenir impérissable non plus.

Ma note :  12/20