Acteurs 

Bill Murray

Adam Driver

Tilda Swinton

Danny Glover

Chloe Sevigny

Tom Waits

Steve Buscemi

Selena Gomez

Synopsis

Dans la sereine petite ville de Centerville, quelque chose cloche. La lune est omniprésente dans le ciel, la lumière du jour se manifeste à des horaires imprévisibles et les animaux commencent à avoir des comportements inhabituels. Personne ne sait vraiment pourquoi. Les nouvelles sont effrayantes et les scientifiques sont inquiets. Mais personne ne pouvait prévoir l’évènement le plus étrange et dangereux qui allait s’abattre sur Centerville : THE DEAD DON’T DIE – les morts sortent de leurs tombes et s’attaquent sauvagement aux vivants pour s’en nourrir. La bataille pour la survie commence pour les habitants de la ville.  

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Mon commentaire

Qu’un film de Jim Jarmusch se retrouve à Cannes, ce n’est pas une nouveauté en soi, mais son film « The Dead don ’t die », est en compétition et fait l’inauguration de cette 72ème édition. Comme les films de zombies ne sont pas légion sur la Croisette, il y avait une attente supplémentaire pour découvrir cette nouvelle réalisation ! La dernière apparition du prolixe réalisateur remonte à 2016, avec le film « Paterson », dont le personnage principal était déjà incarné par Adam Driver, que l’on retrouve ici aux côtés de Bill Murray, déjà dirigé dans « Broken Flowers » en 2005.

Cliff (Bill Murray) et Ronald (Adam Driver) forment une équipe de policiers qui assure la sécurité de Centerville, petit bourg de quelque 700 âmes. Tout le monde les connaît, et ils connaissent bien les différents membres de la petite ville au sein de laquelle cependant se produisent des évènements étranges : dérèglement des horaires du jour et de la nuit, comportement bizarre et disparition des animaux domestiques, dérèglement des montres ou perturbations sur les ondes, difficile de savoir ce qui se passe réellement et le pourquoi des choses ! Jusqu’au jour où le tandem retrouve un matin la patronne du « café-resto » et la femme de ménage qui y travaillait sauvagement assassinées, comme dévorées par des bêtes sauvages. Pour l’imperturbable et perspicace Ronald, il ne peut s’agir que d’actes émanant de revenants, les morts vivants qui sortent de leurs tombes pour attaquer tout être humain dont ils se nourrissent de la chair. Aux côtés de Mindy Morrison (Chloë Savigny), leur jeune collègue et de Zelda Winston (Tilda Swinton), la femme étrangère qui vient de reprendre le magasin de pompes funèbres de la ville et quelques habitants, ils vont s’efforcer de neutraliser ces zombies sanguinaires…

Qu’on se rassure, si ce film dit d’horreur comporte quelques scènes assez glauques de cannibalisme, il ne vous empêchera cependant pas de dormir. Car Jarmush a choisi de traiter son sujet sur le mode humour noir et sur un ton totalement décalé, qu’on doit surtout à l’interprétation flegmatique du tandem policier, qui jamais ne s’inquiète outre mesure ni ne cède à la panique alors que le contrôle de la situation leur échappe totalement. Il y a également une volonté ici de faire passer pleins de clins d’œil plus ou moins appuyés concernant de grandes réalisations cinématographiques auxquelles on comprend que Jarmush a voulu rendre hommage. Le film sans être déplaisant dévoile une atmosphère assez foutraque, usant de répliques en redite, mais apparemment le souci n’est pas forcément d’apporter une explication claire au phénomène des zombies, mais plutôt de porter à travers le film un jugement et des messages franchement sombres sur l’évolution de l’humanité et des habitudes de la société de consommation. D’autant qu’un marginal qui vit hors de la société semble se délecter des scènes de cannibalisme qu’il suit de loin…

C’est tout au moins ce que pour ma part j’ai finalement décrypté, sans être totalement sûr d’avoir bien su capter les objectifs de cette histoire pour le moins loufoque, dont le titre reprend nom d’une chanson de musique country américaine qui revient de façon lancinante durant une grande partie du film. Alors, merci Monsieur Jarmush pour le choix du casting alléchant qui orne l’affiche, mais l’histoire parait bien confuse pour sortir de la projection vraiment conquis.

Ma note : 11/20