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Acteurs 

Sabine Azéma

André Dussolier

Eric Berger

Emilie Yili Kang

Nicolas Tang

Weiting Chao

Synopsis

16 ans plus tard, Tanguy, qui a maintenant 44 ans, revient chez ses parents avec sa fille Zhu sous le bras car Meï Lin l’a quitté. Catastrophés de voir leur "tout-petit" dans cet état, Paul et Édith font tout pour lui redonner goût à la vie, sans réaliser que ce faisant, ils tressent la corde pour se pendre. Car Tanguy recommence à se sentir bien chez ses parents…

Mon commentaire

Alors que Édith (Sabine Azéma) et Paul (André Dussolier) profitent pleinement de leur retraite et qu’ils se sont organisés une vie bien remplie mais sans contrainte, un beau jour arrive Tanguy (Éric Berger) leur fils de 44 ans désormais, avec sa fille Zhu (Émilie Yili Kang), lycéenne de 16 ans. L’explication : Tanguy s’est fait plaquer du jour au lendemain par sa femme Mei Lin (Weiting Chao) qui aspire à une autre vie. Désemparé, Tanguy a quitté Pékin avec sa fille et n’a une qu’une idée, retourner chez ses parents. Passée une normale compassion de leur part et l’idée de voir Tanguy reprendre goût à la vie, le spectre d’un nouvel enracinement de ce dernier qui commence à se sentir bien dans la maison parentale provoque une grosse inquiétude pour Édith et Paul...

Une nouvelle réalisation d’Etienne Chatiliez suscite systématiquement l’intérêt des cinéphiles, amateurs de bonnes comédies, puisque certains échanges, mots de vocabulaire sont passés dans la conversation courante et des personnages sont passés presque à la postérité. C’est dire qu’on attendait avec impatience le retour de « Tanguy », 17 ans après !

Première remarque : on déplore un certain « retard à l’allumage », suscitant chez le spectateur comme un doute sur cette suite, dans laquelle on retrouve bien entendu le ton du premier opus, avec cette combinaison intéressante entre les cultures chinoise et française liée aux études suivies puis à la vie de Tanguy. La comédie ne prend vraiment de l’altitude que lorsqu’Edith et Paul se décident à se débarrasser à tout prix de leur fils et de leur petite fille trublions. On adore Sabine Azéma dans son rôle qui semble prendre un plaisir jubilatoire à incarner cette mère sans aucun scrupule qui aspire à retrouver sa liberté. André Dussolier pour sa part paraît un peu moins convaincant ; quelle est de plus l’idée sous-jacente d’insister sur ses problèmes de prostate tout au long du film ?

L’humour fuse par le biais de petites phrases ou répliques, comme c’est souvent le cas dans les dialogues de Chatiliez -mais sûrement à un degré moindre que celui qu’on attendait, d’autant que certains gags sentent un peu le réchauffé. Par ailleurs, comme une partie des effets comiques transite par le biais de citations et proverbes chinois traduits en français qui émaillent les dialogues, il n’est pas certain que cela crée l’intérêt général du public et provoque l’hilarité totale.

Ce retour de Tanguy n’est peut-être pas à la hauteur des espérances ; mais en découvrant cette suite on passe néanmoins un moment agréable et plutôt drôle. Il faut préciser en outre qu’il n’y a dans le film aucune vulgarité, ni aucune caricature outrancière des familles chinoises, dans laquelle il aurait été facile de tomber.

Ma note : 13/20