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Acteurs

Alden Ehrenreich

Woody Harrelson

Emilia Clarke

Donald Glover

Thandie Newton

Synopsis

Embarquez à bord du Faucon Millenium et partez à l’aventure en compagnie du plus célèbre vaurien de la galaxie. Au cours de périlleuses aventures dans les bas-fonds d’un monde criminel, Han Solo va faire la connaissance de son imposant futur copilote Chewbacca et croiser la route du charmant escroc Lando Calrissian… Ce voyage initiatique révèlera la personnalité d’un des héros les plus marquants de la saga Star Wars.

Mon commentaire

Côté Star Wars, les studios Disney ne manquent pas d’imagination pour rendre éternellement rentable la saga. Nous voici donc avec ce nouveau spin-off replongés dans la galaxie avant les tous premiers épisodes sortis à la fin des années 70. Le but : mieux comprendre qui est Han Solo (Alden Ehrenreich, qui a repris le rôle de Harrison Ford), le célèbre pilote surdoué capable de prendre en main n’importe quel engin spatial, dont le fameux Millenium Falcon, avec une dextérité remarquable. Et découvrir comment il a pu rencontrer le très célèbre Chewbacca, lui-même copilote émérite.
En fait, Han Solo est à la base un jeune homme fougueux qui fuit l’oppression et le diktat d’une dirigeante cruelle sur la planète Corellia, Mother Proxima. L’Intrépide Han va réussir néanmoins à s’enfuir, mais sans sa dulcinée Qi ’ra (Emilia Clarke), restée malheureusement prisonnière. Il n’aura de cesse de revenir la délivrer pour commencer une nouvelle vie… Mais bientôt il va être enrôlé dans des conflits et des combats violents, dans le sillage de Beckett, un gradé baroudeur (Woody Harrelson).
Ce spin off « Solo : a Star Wars Story » est un film nettement moins sombre dans son atmosphère globale que ne l’a été le dernier volet « les Derniers Jedi » sorti fin 2017. Mais le scénario, bien que signé par Lawrence Kasdan et son fils Job, amateur-né de la série, est plutôt très simpliste et sans réelle trame forte. Quand on apprend que les studios Disney ont remplacé les réalisateurs Phil Lord et Chris Miller en plein tournage par le très rôdé Ron Howard, on comprend un peu plus pourquoi on assiste à un spectacle assez décevant qui ne laisse aucune image forte, ni ne procure de réelles sensations. Hormis les scènes assez intéressantes de ‘sabacc’, sorte de poker local à haut risque, qui sont très bien filmées, le reste est plutôt sans profondeur ni âme. Si les costumes semblent très inspirés par l’esprit punk-rock des années 70-80, en revanche il n’y a guère de nouveautés dans les scènes d’action : les scènes de combat du début du film font penser à des scènes de tranchées dignes de la guerre 14-18, les courses -poursuites spatiales montrant des engins assez anguleux et massifs bien qu’en phase avec l’inspiration de l’époque sentent le déjà vu;  sans oublier quelques scènes de combat contre des monstres tentaculaires très kitsch qui font penser à la pieuvre de 20 000 lieues sous les mers!
Le film pêche de plus par sa durée excessive, notamment par la présence de quelques scènes trop longues propices à l’endormissement, d’autant que les images et les couleurs – surtout des ocres et des bruns -et a présence de clair-obscur nombreux ne sont pas de nature à réjouir l’œil.

Rien à dire toutefois au niveau de l’interprétation de Solo : Alden Ehrenreich « fait le job » avec suffisamment d’assurance et de gouaille pour rendre authentique et sympathique son personnage. Quant à l’humour traditionnel des épisodes Star Wars, il est certes présent mais à des doses extrêmement réduites.

Pas sûr pour finir que ce spin-off qui avait la volonté d’expliquer ait été vraiment nécessaire, mais une chose est certaine, c’est qu’il n’a pas dû enflammer la croisette non plus…

Ma note : 12/20