Acteurs 

Documentaire avec acteurs non professionnels

Synopsis

Le jeune Peyangki vit et étudie dans un monastère traditionnel au Bhoutan. Au pays du bonheur, l’arrivée récente d’internet entraîne d’importants bouleversements. Les rituels quotidiens des moines entrent en concurrence frontale avec la nouvelle addiction aux smartphones. Peyangki se passionne pour les chansons d’amour et tombe amoureux sur WeChat d’une jeune chanteuse.
Succombera-t-il à la romance et aux tentations de la ville ou restera-t-il au monastère ?

Mon commentaire

Peut -être que comme moi vous l’ignoriez, mais on apprend ici que le Bhoutan, connu jusqu’à présent pour son taux incroyablement élevé d’habitants heureux mesuré par le BNB (Bonheur National Brut ), a été l’un des derniers de la planète à accueillir l’électricité sur son territoire, avec comme corollaire immédiat l’arrivée d’internet dans les foyers, via les smartphones, dont on comprend que l’accès a été grandement facilité. Au point que la vie dans les monastères bouddhistes en a été profondément modifiée : la preuve en est avec ce documentaire qui se focalise sur la vie du jeune garçon Peyangki, arrivé à 8 ans au monastère, immédiatement après le décès de son père, qui a souhaité embrasser la religion pour devenir un grand Lama.

Mais dix ans plus tard, Peyangki a bien grandi, il est même en charge de prendre soin de l’éducation des plus jeunes au monastère. Mais l’apprentissage des mantras est confronté à l’arrivée d’Internet, qui bien entendu prend le pas sur l’éducation religieuse. Peyangki lui-même sur WeChat tombe sous le charme d’une jeune chanteuse qui habite en ville et commence à échafauder des projets pour la retrouver…

Lorsqu’on se déplace pour voir un documentaire tel que « Sing Me A Song », c’est forcément par goût du voyage et du dépaysement. A 4000 mètres d’altitude, celui-ci est garanti, car dès le début du film nous voilà rendus hors du temps tant on s’est éloigné de la civilisation. Les images de ce monastère perdu en haute montagne sont naturellement superbes et l’ambiance s’installe…10 ans plus tard, l’arrivée de l’électricité semble apporter un peu de confort à tous ces moines qui affrontent des conditions climatiques rudes, mais lorsqu’on s’aperçoit qu’au moment des prières, les moinillons n’ont d’yeux que pour leurs téléphones portables, le charme et l’exotisme en prennent un sacré coup ! D’autant qu’on sait pertinemment ce qui peut être trouvé sur les réseaux Internet…

Nombreux trouveront sans doute ce documentaire - ou bien est-ce en fait une fiction ? - sûrement un peu trop lent et la démonstration un peu trop mise en scène et manquant de naturel. Bien que filmant les visages en plans très rapprochés comme pour mieux en extraire les émotions, Thomas Balmès réalise certes un beau film mais on reste en retrait quant à la crédibilité de cette crise de foi de la jeune génération du Bhoutan.

Ma note :  13/20