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Acteurs 

Virginie Efira

Adèle Exarchopoulos

Gaspard Ulliel

Sandra Hüller

Laure Calamy

Niels Schneider

Synopsis

Le film est présenté en compétition au Festival de Cannes 2019

Sibyl est une romancière reconvertie en psychanalyste. Rattrapée par le désir d'écrire, elle décide de quitter la plupart de ses patients. Alors qu'elle cherche l'inspiration, Margot, une jeune actrice en détresse, la supplie de la recevoir. En plein tournage, elle est enceinte de l'acteur principal… qui est en couple avec la réalisatrice du film. Tandis qu'elle lui expose son dilemme passionnel, Sibyl, fascinée, l’enregistre secrètement. La parole de sa patiente nourrit son roman et la replonge dans le tourbillon de son passé. Quand Margot implore Sibyl de la rejoindre à Stromboli pour la fin du tournage, tout s'accélère à une allure vertigineuse…

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Mon commentaire

La réalisatrice Justine Triet retrouve ici Virginie Efira, son héroïne de « Victoria » (précédent film sorti en 2016) pour incarner Sibyl, cette jeune femme psychanalyste de talent mais romancière à l’origine. Rattrapée par le désir de retourner à sa passion première, elle passe la main envers ses patients qu’elle confie aux bons soins de ses confrères, jusqu’au jour où elle fait la rencontre de Margot (Adèle Exarchopoulos), qui la contacte dans une sorte d’appel à l’aide. Margot est comédienne et est enceinte de deux mois : le père est Igor (Gaspard Ulliel), acteur connu, qui est en couple avec Mika (Sandra Hüller), réalisatrice du film dans lequel Margot et Igor jouent tous deux, le risque pour Margot étant de tout perdre…Passionnée par cette histoire, Sibyl enregistre les échanges avec Margot, pensant que le dilemme auquel est confronté la jeune femme pourrait constituer la trame de son nouveau roman. Mais tout se complique lorsque Margot demande à Sibyl de rejoindre la troupe à. Stromboli sur la fin du tournage du film, replongeant Sibyl dans son passé.

L’histoire est un peu complexe mais traite d’un sujet déjà largement abordé par le passé au cinéma : celui de la frontière ténue entre fiction et vie réelle, entre psychanalyse et vertige et chute abyssale, montrant comment un grain de sable dans un mécanisme pourtant apparemment bien huilé peut totalement faire basculer la vie d’une personne apparemment équilibrée, déclenchant des situations tragiques voire grotesques.

Justine Triet aborde dans son film de nombreux thèmes de façon un peu confuse : au sein d’un microcosme, l’analyse des origines d’une famille, la thématique de l’hérédité et celle de la nécessité de s’en démarquer à tout prix, l’importance de la paternité au sein d’un foyer et son incidence sur sa cohésion, sur les méfaits de l’alcoolisme… Trop de choses évoquées à mon goût, d’autant que le montage du film extrêmement nerveux joue en défaveur de la clarté de l’histoire, même s’il est censé refléter la psychologie plus que tourmentée de Sibyl : en perdant le fil, l’intensité dramatique décroit et l’intérêt s’étiole. Tout le monde gardera en mémoire la scène de sexe ‘hot’ qui n’apporte pas non plus grand-chose à l’histoire.

Reste que Virginie Efira en incarnant le personnage complexe et fragile de Sibyl une fois de plus continue de nous révéler les facettes du talent qu’on ne lui connaissait pas encore, elle porte littéralement le film ! Mais ce dernier, malgré un pitch de départ prometteur laisse pour le moins sceptique.

Ma note : 12/20