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Acteurs 

Taron Egerton

Jamie Bell

Richard Madden

Bryce Dallas Howard

Steven Mackintosh

Gemma Jones

Synopsis

 

Le film a été présenté hors-compétition au Festival de Cannes 2019
Rocketman nous raconte la vie hors du commun d’Elton John, depuis ses premiers succès jusqu’à sa consécration internationale.
Le film retrace la métamorphose de Reginald Dwight, un jeune pianiste prodige timide, en une superstar mondiale. Il est aujourd’hui connu sous le nom d’Elton John.
Son histoire inspirante – sur fond des plus belles chansons de la star – nous fait vivre l’incroyable succès d’un enfant d’une petite ville de province devenu icône de la pop culture mondiale. 

Mon commentaire

Reginald Dwight, ce nom vous dit il quelque chose? Si vous avez décidé d’aller voir « Rocketman », le nouveau biopic de Dexter Fletcher, le réalisateur déjà à l’œuvre derrière la caméra pour le fantastique « Bohemian Rhapsody », c’est que vous avez envie d’en savoir plus sur la vie de Sir Elton John, brillant musicien qui a été même anobli par sa Majesté la Reine Elizabeth II d’Angleterre.

Au contraire de son précédent opus, Fletcher a décidé que « Rocketman » serait une comédie musicale. Et ici, le véritable Elton John ne chante pas, c’est l’acteur Taron Egerton -qui interprète le fantasque personnage qui chante et reprend les standards, avec plus ou moins de bonheur.

Il n’y a rien à véritablement reprocher à l’acteur dans son interprétation d’ailleurs, la ressemblance avec le modèle étant plutôt réussie, mais pour les puristes, fans du véritable Elton John, le timbre ne « colle »pas vraiment, sans compter  qu’on trouve çà et là quelques fausses notes, empêchant réellement à la mayonnaise de prendre et au public d’y croire vraiment ....

Ce qui n’empêche pas de découvrir avec effroi combien Reginald a pâti du désintérêt de ses parents, sa mère Sheila (Bryce Dallas Howard) allant d’aventures en aventures et son père Stanley (Steve Mackintosh), ayant toujours refusé de le prendre dans ses bras, alors qu’il ne demandait que des preuves de tendresse de leur part, gestes et intentions pour le moins naturels auxquels n’importe quel enfant peut prétendre. Ses bonnes fées seront finalement sa grand mère (Gemma Jones) qui lui mettra le pied à l’étrier, puis ultérieurement la rencontre fortuite avec un brillant parolier inspiré et intarissable, Bernie Taupin (Jamie Bell) , aussi timide que lui , mais vouant au musicien une admiration sans borne et doué d’une capacité intarissable à écrire des paroles . Leur complicité perdure depuis plus de 50 ans!

Le biopic de façon assez classique nous entraîne dès le début du film dans une réunion pour alcooliques anonymes : Elton John en costume d’oiseau bigarré y débarque de façon intempestive et confesse sans ambages son addiction à l’alcool, à la cocaïne, aux médicaments et au sexe...C’est ainsi qu’on découvre le parcours du jeune Elton et ses rencontres successives, qui lui apporteront bien entendu la gloire mais aussi malgré des passions affectives beaucoup de désillusions et la sensation d’une grande solitude.

Au total, Fletcher réalise un honnête biopic sur un personnage hors normes, mais en dehors d’un univers sûrement bien restitué (car forcément validé par Sir Elton lui même), pour vous replonger dans les mélodies de la star, rien ne vaut l’écoute de ses albums ou une place à l’un de ses concerts. Il entame d’ailleurs cette année sa tournée d’adieux...

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Ma note : 15/20