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  • Gilbert

L’un des derniers monuments de la ‘Nouvelle Vague’ nous a quittés…


C’est probablement grâce à lui que le cinéma a acquis son titre de 7ème Art… face notamment à la télévision, qu’il méprisait. Jean Luc Godard, aux punchlines nombreuses et souvent controversées est décédé il y a quelques jours, à l’âge de 91 ans, en Suisse.


Personnage aux talents multiples (réalisateur, scénariste, dialoguiste, monteur et même occasionnellement acteur), Jean Luc Godard a commencé sa carrière comme critique de cinéma dans les années 50, notamment dans la Gazette du Cinéma, puis les Cahiers du Cinéma et Arts. Mais il tourne en parallèle dès 1954 de nombreux courts métrages avant de passer à la réalisation de son premier long métrage en 1959, ‘A bout de Souffle’ (avec Belmondo génial débutant et Jean Seberg), qui marque le début de sa véritable carrière et le début de la reconnaissance du public.



Ainsi débute réellement le phénomène de ce qui s’appellera ‘La Nouvelle Vague’, dont il sera un des réalisateurs support majeur, aux côtés de Jacques Rivette, d’Éric Rohmer et bien entendu de François Truffaut. Parmi les grands succès de Jean-Luc Godard, on est nombreux à se souvenir du ‘Mépris’ (1963), avec Brigitte Bardot, ‘Bande à part’ (1964), puis ‘Pierrot Le Fou’ (1965), qui sera depuis considéré comme un de ses chefs d’œuvre, puis ‘Deux ou trois choses que je sais d’elle’, ou encore ‘La Chinoise’ et ‘Week end’ (1967).



Avec les évènements du printemps 1968, le réalisateur désormais célèbre étant devenu un personnage de premier plan du monde artistique et de l’intelligentsia voit ses rapports avec l’industrie se gâter notablement, jusqu’à un point de rupture avec le système. On se souvient de son appel au boycott du Festival de Cannes cette année-là et le contraint à être annulé purement et simplement cette année-là !

Il lui faudra attendre une bonne dizaine d’années pour voir revenir ses créations dans les salles obscures, à partir de 1980, avec ‘Sauve qui Peut -la Vie’, puis ‘Prénom Carmen’ (1983).

Bien qu’ayant retrouvé sa place, ses créations à partir de la fin des années 80 seront des films essais consacrés au cinéma, puis il reviendra à la réalisation entre 2000 et 2010 en même temps qu’il se lance dans un vaste et ambitieux projet d’exposition au Centre Pompidou, qui sera abandonné au final et ne se traduira que par une simple exposition, nommée ‘Voyage(s) en utopie. A la recherche d’un Théorème perdu. JLG 1945-2005.’


Jean Luc Godard n’est pas d’un abord très facile et ne mâchera jamais ses mots ; il est d’ailleurs courant qu’il utilise des punchlines plus ou moins bien sentis (et surtout pas toujours bien reçus) lorsqu’il répond à des journalistes qui lui demandent son avis sur différents sujets, comme lors du Festival de Cannes en mai son opinion sur l’intervention du Président Ukrainien Volodymyr Zelensky. Ses positions très tranchées feront souvent l’objet de critiques dans la profession, notamment celles très controversées sur Israël feront qu’il sera souvent taxé d’antisémitisme, comme le rappelait encore le 14 septembre Gérard Darmon dans l’émission de télévision ‘C à vous’.


Nul doute que le personnage de Jean Luc Godard pouvait susciter un mélange d’admiration mais aussi parfois d’agacement, notamment lorsqu’il se déclare être théoricien du cinéma… Il s’est éteint le 13 septembre, en demandant que sa famille annonce publiquement qu’il a eu recours à un suicide assisté, suite à une très grande fatigue.

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En cette semaine particulière, on a aussi appris la disparition, à l’âge de 93 ans, de l’actrice grecque Irène Papas, qui avait notamment marqué les esprits dans le film Zorba le Grec (1964- Michel Cacoyannis). On tenait aussi à lui rendre un petit hommage…RIP !


Remerciements pour les photos, par ordre d'apparition: Marie Claire, AlloCiné, Arty Magazine, Le Monde, Wikipedia, Voici.fr

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