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  • Photo du rédacteurGilbert

Cannes : l’heure du palmarès et claque de fin…


Le rideau vient de retomber sur le 76ème festival de Cannes qui a vu défiler sur son célèbre tapis rouge pléthore de stars, comme chaque année. Outre les Palmes d’honneur pour Harrison Ford et Jane Fonda qui ont attiré les foules, les festivaliers se sont régalés avec un choix – pour la sélection officielle de Thierry Frémaux hors et en compétition– de 21 films provenant du monde entier aux thématiques particulièrement variées. Mais surtout il est à noter que pour la première fois, sur ces 21 réalisateurs, 7 étaient des femmes, un record en la matière, et c’est tant mieux ! Et cerise sur le gâteau, deux ans après le controversé ‘Titane’ de Julia Ducournau, la Palme d’Or revient une nouvelle fois à un film français, réalisé par Justine Triet ‘Anatomie d’une chute’, qui de fait devient la troisième femme à décrocher le trophée (la première pour mémoire ayant été Jane Campion pour le désormais classique et magnifique ‘la leçon de piano’ en 1993)



Voici pour rappel le Palmarès de cette 76ème édition, présentée par la délicieuse Chiara Mastrianni, palmarès révélé par le Jury dirigé par le Suédois Ruben Östlund :

‘Anatomie d’une chute’ Justine Triet (France)



Grand Prix : « The zone of interest » de Jonathan Glazer (Grande Bretagne)

Prix de la Mise en Scène : Trân Anh Hùng pour « La passion de Dodin Bouffant » (Vietnam & France)

Prix du Jury : « Les feuilles mortes » d'Aki Kaurismäki. (Islande)

Prix du scénario : Yuji Sakamoto pour « Monster » de Hirokazu Kore-eda (Japon)

Côté acteurs, c’est le grand acteur japonais Kôji Yakusho qui décroche le prix d'interprétation masculine pour son rôle quasi-muet dans ‘Perfect Days’ de Wim Wenders (Allemagne)

Quant au prix d'interprétation féminine, il a été remis à la comédienne turque Merve Dizdar pour ‘Les herbes sèches’ » Nuri Bilge Ceylan (Turquie)

Caméra d’Or: ‘Inside the yellow cocoon shell’ de Thien An Pham (Vietnam)

Courts métrages : Palme d’Or à ‘27’ de Flóra Anna Buda (Hongrie)



Le palmarès du jury de Ruben Östlund est plutôt resserré et s’avère convaincant après une édition 2022 très floue et bourrée d’ex aequo et de prix sur mesure en tout genre…Le choix de décerner la Palme d’Or à ‘Anatomie d’une chute’ porte a priori un message clair, celui de mettre en avant une œuvre accessible à un large public, une fois n’est pas coutume. On lit également à propos de ce long métrage qu’il doit beaucoup à l’interprétation talentueuse de son actrice principale Sandra Hüller, mais aussi pour le fun à Messi, le border collie d’Anatomie d'une chute’ reçoit la Palm Dog. Messi, le boarder collie qui incarne Snoop, le chien guide d'un enfant malvoyant. Messi a décroché vendredi dernier la Palm Dog 2023, qui récompense le meilleur « acteur canin ».



Seule absence notable à ce palmarès, celle d’œuvres émanant des Etats Unis, ‘Killers of the Flower Moon’ le film de Martin Scorcese avec Robert De Niro et Leonardo Di Caprio (tous trois présents sur la Croisette) étant hors compétition.


Mais l’image de ce palmarès peu contesté a été troublée par une fin de cérémonie un peu agitée, même si elle était assez compréhensible. Je veux bien sûr parler de la violente diatribe de Justine Triet à l’égard du gouvernement à propos de la réforme des retraites. Après le très beau discours féministe d’une Jane Fonda octogénaire mais dont le visage ne porte pas les traces du temps, le discours de Justine Triet à peine remise de ses émotions de femme ‘palmée’ a sonné comme une claque pour certains esprits qu’on pensait partis au milieu des étoiles…du cinéma. Et le lancer peu élégant par Jane Fonda du Prix à la tête de Justine Triet a sérieusement forcé les spectateurs à redescendre sur terre. Comme cela aurait pu se passer dans un des films de Ruben Östlund....



Vive le cinéma et rendez vous en 2024 pour la 77ème édition !




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