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  • Gilbert

And the winner is....

Mis à jour : 26 févr. 2019

L'heure du bilan est arrivée pour la soirée des Césars, diffusée sur Canal + vendredi dernier, avec Kad Merad officiant comme maître de cérémonie. Une soirée assez surprenante au total mais manquant à mon avis de brio et de classe, tant sur la présentation que sur le palmarès.

La première surprise concerne le film "Jusqu'à la garde" de Xavier Legrand, film considéré comme outsider qui a trusté non seulement le César du meilleur Film, mais aussi celui de la meilleure actrice, avec Léa Drucker (excellente au demeurant) ainsi que du meilleur scénario (plus ceux du montage et du son). Il était assez difficilement imaginable que ce premier film, certes de grande qualité (je lui avais décerné un 16/20, tout de même) et qui a pour thème la garde alternée d'un enfant dans le cas d'un divorce et les violences conjugales se soit arrogé 5 récompenses au total!

Les autres surprises de la soirée sont venues d'une part des 3 récompenses ( César du meilleur espoir masculin à Dylan Robert, celui du meilleur espoir féminin à Kenza Fortas et César du meilleur premier film) pour Shéhérazade de Jean Bernard Marlin ( noté aussi 16/20), ainsi que du César du meilleur acteur masculin à Alex Lutz ( noté 16/20) aussi... Par conséquent, pour les favoris, dont "le Grand Bain" de Gilles Lellouche, cela s'est résumé à une espèce de douche froide, si l'on fait l'exception du César du meilleur second rôle masculin décerné à Philippe Katerine (pronostiqué par Bobines&Papyrus ). Mais des films magnifiques comme "Mademoiselle de Joncquières" d'Emmanuel Mouret (César des costumes, c'est tout), comme "Pupille" de Jeanne Herry ou comme "Un amourr impossible" de catherine Corsini ont été les grands oubliés de la soirée. Dommage, et injuste....


On a tout de même assisté à quelques belles récompenses méritées, notamment pour "les Chatouilles" : César de la meilleure adaptation, César du meilleur second rôle pour Karin Viard ( pronostic exact). Par ailleurs, "Les Frères sisters" et Jacques Audiard ont tout de même été récompensés du César du meilleur réalisateur, ainsi que ceux des décors et de la photo.

Si on a apprécié le César d'honneur remis au grand Robert Redford pour l'ensemble de sa carrière (devant et derrière la caméra) et la création du festival indépendant de Sundance qui révèle régulièrement les nouvelles pépites made in USA, que dire de l'affligeant César du Public pour "les Tuche 3"??? Cela laisse pantois...


Côté Oscars, point de maître de cérémonie cette année, mais une âpre concurrence pour le trophée du Meilleur Film de l'année: and the winner is " Greenbook" de Peter Farelly (noté 18/20) qui glane aussi l'Oscar du meilleur scénario original et l'Oscar du meilleur second rôle pour Mahershala Ali ( bon pronostic!). Mon film favori "BlacKkKlansman"(18/20 également) ne repart, au grand dam de Spike Lee, qui a failli quitter la salle, totalement dépité, qu'avec l'Oscar du meilleur scénario adapté .

Bonne pioche de Bobines&Papyrus pour l'Oscar de la meilleure actrice, Olivia Colman ( The favourite), mais erreur sur le choix du second rôle, puisque le prix revient à Regina King (If Beale Street could talk) de Barry Jenkins (note 15/20).

Mauvaise pioche également en ce qui concerne l'Oscar du meilleur rôle masculin, remis à Rami Malek ( Bohemian Rhapsody), après avoir déjà reçu le Golden Globe en janvier. Et pour finir, double récompense pour "Roma", d'Alfonso Cuaron, ( sur Netflix seulement ) avec les Oscars du meilleur réalisateur et du meilleur film étranger...Peut être va t il falloir que j'étende à Netflix mon suivi?

Et pour ceux qui voulaient de la tendresse et avoir la larme à l'oeil, le duo Lady Gaga - Bradley Cooper a brillamment interprété "Shallow", récompensé par l' Oscar de la meilleure chanson originale...


Dans tous les cas, vive le cinéma et rendez vous l'an prochain !