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Résumé

Dans l’aube à peine levée sur un lac proche de Detroit, aux États-Unis, un vieil homme insomniaque laisse successivement le même message à sa fille et à son fils : il va bientôt mourir. Elle est une brillante mathématicienne et travaille à calculer les risques dans une compagnie mondiale d’assurances dont le siège est au World Trade Center, à New York. Lui est un vétéran de l’US Air Force, il dirige la sécurité à l’aéroport de Boston. C’est le matin du 11 septembre 2001 et un jeune architecte égyptien, Mohammed Atta, a pris les commandes d’un Boeing 767.
Entre roman d’espionnage et méditation historique, entre western et fable dostoïevskienne, Fanny Taillandier propose de parcourir le labyrinthe cathodique d’un millénaire dont le spectacle, d’emblée, s’impose comme une énigme.

Mon Commentaire

Voilà refermé ce livre de 247 pages, foisonnant d’informations à propos d’un évènement énorme qui a marqué le début du XXIème siècle, en cette journée du 11 septembre 2001…Oui, la romancière Fanny Taillandier a choisi de revenir sur ce jour où la vie de nombreuses personnes a basculé dans l’horreur, en nous entrecroisant la vie de trois personnages, Lucy et William, sœur et frère, mais aussi celle d’un certain Mohamed Atta, qui se trouve avoir été le pilote de l’un des Boeing 767 s’est crashé dans l’une des tours du World Trade Center de New York.

Lucy est mathématicienne et statisticienne cadre supérieure pour AON, une grande compagnie d’assurance américaine installé dans le Centre et va se retrouver prisonnière des décombres. William, ancien vétéran de l’US Air Force lors de la guerre d’Afghanistan et du Koweït, occupe désormais responsable de la sécurité à l’aéroport de Boston, donc était en charge du filtrage à l’embarquement du vol qui a terminé sa course dans les vitres d’une des tours…Quant au désormais tristement célèbre Mohamed Atta, on en découvre la personnalité au gré des pages du roman, depuis son enfance en Égypte , ses études d’architecture et jusqu’à son ralliement à El Qaida et ses formations de pilote d’avion…

Pourtant, en ce jour pour le moins noir, le point de départ choisi par l’autrice est un appel téléphonique du père de Lucy et de William leur annonçant la phase finale de son cancer…

S’il y a certainement beaucoup de matière à analyser à propos de cette tragédie dont on a toujours du mal à croire qu’elle a pu se réaliser, la faiblesse du roman tient peut-être au mélange temporel au fil de chapitres où nous est exposé le passé des trois personnages, sans pour autant qu’on comprenne bien les points saillants que Fanny Taillandier a voulu mettre en avant. Analyse du monde du XXIème siècle, réflexions sur le monde des médias, la constitution progressive du terrorisme autour d’Al Qaida et de son ‘vénérable’ chef Oussama Ben Laden, réflexions sur la vie, la mort, ou sur la survie potentielle de Lucy et du monde occidental dans son état actuel ?

Certes, on ne s’ennuie pas à la lecture de ce nouveau roman de Fanny Taillandier qui use d’un style très fouillé et original pour retracer ces destins insolites et la catastrophe, mais j’ai eu pour ma part beaucoup de mal à rester accroché au récit, malgré l’intérêt des thématiques développés dans ‘tous les écrans du monde’.

Ma note : 12/20
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