Acteurs 

Leonardo di Caprio

Brad Pitt

Margot Robbie

Emile Hirsch

Margaret Qualley

Timothy Olyphant

Al Pacino

Synopsis

En 1969, la star de télévision Rick Dalton et le cascadeur Cliff Booth, sa doublure de longue date, poursuivent leurs carrières au sein d’une industrie qu’ils ne reconnaissent plus. 

Interdit aux moins de 12 ans

Mon commentaire

C’est toujours avec une certaine impatience que l’on attend désormais la sortie sur les écrans d’un nouveau film de Quentin Tarantino, d’autant que celui-ci a été sélectionné au dernier Festival de Cannes et pour une fois, en est reparti bredouille...
Et pourtant ! « Once upon a time in Hollywood » nous replonge tout juste 50 ans en arrière, dans les studios de tournage de séries tTV et de films de série B. On y fait la rencontre de l’acteur Rick Dalton (Leonardo di Caprio) acteur - en autres -de westerns télévisés qui a connu son heure de gloire il y a une petite dizaine d’années, ainsi que sa doublure permanente, le cascadeur séducteur et intrépide Cliff Booth (Brad Pitt), qui lui sert accessoirement aussi de chauffeur et d’homme à tout faire. Mais en 1969, l’heure est un peu moins à la télé (hormis pour la retransmission du premier pas sur la Lune!) qu’à un nouveau style de film au sein duquel Rick, passablement alcoolisé, a du mal à trouver sa place...
Tarantino réussit brillamment à nous montrer le Hollywood de cette année-là sous ses différents aspects, avec côté pile une façade dégoulinant d’argent, de créations originales filmés par des réalisateurs décalés, bref un défilé de voitures de luxe et une succession de soirées richissimes dans des villas de luxe. Mais le côté face est nettement moins rutilant, les places de grands acteurs dans les films de qualité étant chères et la starisation commençant à produire ses effets: à peine à l’apogée de sa carrière, une vedette comme Rick Dalton est contrainte à en gérer son déclin, quitte à penser à se recycler à Cinecitta dans des westerns spaghetti !
Hollywood est un lieu mythique où se croisent des starlettes aux yeux d’enfant, telle cette Sharon Tate ( Margot Robbie), la compagne du génial mais fantasque Roman Polanski, mais aussi les adeptes du mouvement hippie… Il faut dire aussi que la mouvance Woodstock n’est pas très loin!
Si Tarantino recrée avec bonheur l’atmosphère de l’époque, en prenant le soin d’illustrer son propos par de courtes diffusions de séries TV d’époque, en choisissant même d’y inclure des sosies de stars et en sélectionnant pléthore d’extraits très courts de tubes de l’époque - un peu trop à mon goût, d’où une petite impression de fourre-tout - on est tout de même un peu désarçonné par le manque de matière de l’histoire dans le fond.
D’autant que pendant ces 2h42 de film, Tarantino aurait eu tout le loisir de nous en présenter d’excellentes compte tenu des têtes d’affiche tourbillonnant autour de ces prestigieux studios de cinéma ! Par ailleurs, contrairement à ses précédents films, le ton n’est pas vraiment positif, une première depuis « Jackie Brown » (1997) : « Once upon a time...in Hollywood » est plus un film de loser, et à ce titre Leonardo di Caprio en acteur has been alcoolo signe une prestation de grande qualité - prouvant une fois de plus qu’il est un très grand acteur. Cela contraste beaucoup en revanche avec le jeu de Brad Pitt plutôt minimaliste et somme toute bien fade. Et si le film fait dans le ‘soft’ étrangement pendant les 2 premières heures, la dernière demie heure qui se veut explicative d’un certain mystère dont on ne révèlera rien bien sûr, fait preuve d’une violence difficilement soutenable… Scènes de violence certes habituelle dans la filmographie de Tarantino, mais ici , l’humour décalé façon BD est loin d’être très évident à détecter !
Au total, on a l’impression que le réalisateur a voulu avec « Once upon a time.... » avant tout se faire plaisir avec un film vraiment personnel. Comme s’il avait voulu recaser dans ces 2heures 42 minutes un kaléidoscope de toutes les sensations que lui avait laissé son enfance dans la banlieue de Hollywood. De ce côté, c’est foisonnant, mais il manque à ce film une véritable histoire à rebondissements qui fait que certains spectateurs trouveront sûrement le spectacle un peu long. A quand le prochain ?

Ma note : 14/20
Once upon a time....