FILM VU EN STREAMING - SELECTION HONG KONG JEWISH FILM FESTIVAL

sorti le 22 juillet 2020 en France

Acteurs 

Yossi Atia

Lihi Kornowski

Itamar Rose

Synopsis

Ronen, qui vit dans le cœur du quartier touristique de Jérusalem, invente une nouvelle forme de "visite guidée" : le tour des attentats de ces dernières années…

Mon commentaire

C’est en rencontrant par hasard un groupe de touristes étrangers venus visiter Jérusalem via un tour opérateur traditionnel que Ronen (Yossi Atia), un trentenaire plutôt névrosé qui a toujours habité la ville, se décide à casser le genre : créer lui-même une visite guidée gratuite autour de Jaffa Road, avenue tristement célèbre pour avoir été à plusieurs reprises la cible d’attentats meurtriers…

Drôle de pitch pour ce premier film - qui se veut être malgré tout une comédie - noire ! -- réalisé par Yossi Atia, que l’on retrouve donc devant et derrière la caméra.

Et effectivement, ici, on ne découvrira absolument aucune vue des magnifiques sites touristiques qui font la gloire de cette ville largement disputée par les différentes communautés.  Yossi Atia se contente de filmer des scènes de la vie quotidienne et de se poser avec ses groupes, de visiteurs au fil des jours et des saisons, devant les plaques commémoratives des différentes tragédies qui se sont produites, qui en reprennent les dates et le nombre de victimes déplorées.

Si on peut comprendre l’idée d’une telle démarche, en revanche, la mise en scène parfaitement plate entraîne vite pour le spectateur un sentiment de lassitude et d’ennui lors de la projection. Ronen campe un personnage pour le moins inodore et incolore, dont la vie semble s’écouler sans réel but. Malgré un début d’idylle avec une jeune femme israélienne de retour au pays après plusieurs années d’étude en Europe qui apporte un peu de fantaisie et l’omniprésence envahissante du père de Ronen, accro à la bourse et en état de dépendance psychologique, il faut admettre que finalement, on s’ennuie ferme devant ce film. Devant tant de tristesse et un curieux manque de profondeur des sentiments, on a vraiment du mal à sourire.

J’ai appris que « Né à Jérusalem et encore vivant » avait obtenu le prix du premier film israélien au dernier Festival du Film de Jérusalem, notamment pour son côté absurde de la vie quotidienne. Il est vrai qu’on comprend que Ronen jusqu’au bout du film hésite entre la survie résignée entouré par les fantômes des victimes des attentats et une potentielle échappée romantique… Par ailleurs, il semblerait que ce long métrage à la base était destiné à en être un court, peut être tient o ici les explications d’une impression de longueur alors qu’il ne dure qu’un peu plus d’une heure et vingt minutes.

Ma note :  10/20