Acteurs

François Damiens

Matteo Salamone

Tatiana Roger

Christian Brajy

Synopsis

Dany Versavel a un souci avec son fils : à 15 ans, Sullivan ne veut plus d’un père qui fait le king derrière les barreaux. Pour Dany, son « ket », c’est sa vie, hors de question de le laisser filer. Il décide donc de s’évader de prison prématurément ! Entre cavales, magouilles et petits bonheurs, il a tant de choses à lui enseigner. Un apprentissage à son image. Au pied de biche, sans pudeur ni retenue. Mais là où l’on pouvait craindre le pire, se cache peut-être le meilleur…

Mon commentaire

«Mon Ket » (ce qui signifie mon Gamin en argot bruxellois) est une extension, version long métrage, des sketchs de François Damiens diffusés sur les chaînes de la TV belge, toujours tournés en caméra cachée. En quelques mots, l’histoire relate l’évasion de Dany Versavel, un détenu style gros bras, à la culture minimaliste, qui veut retrouver d’urgence son fils Sullivan (Matteo Salamone), 15 ans, le prendre en charge et en le déscolarisant pour mieux lui faire découvrir la « vraie vie »!
Cette histoire un peu loufoque permet bien entendu à François Damiens de montrer l’étendue de son talent à travers son interprétation du personnage de Dany, lequel même s’il évolue physiquement, est un personnage d’une lourdeur affligeante. Mais là où le pari était plus difficile à gagner, c’est qu’en dehors de quelques seconds rôles- joués par de véritables acteurs choisis- autour de Dany au grand cœur, tous les autres personnages ne sont que de vrais inconnus de la société réagissant dans leur pleine authenticité en tant que personnes, filmées à leur insu en caméra cachée.
Et c’est bien à ce niveau que le film constitue une prouesse, tant il est souvent dôle de découvrir les réactions naturelles des différentes personnes qui croisent le fameux Dany dans son périple pour échapper aux autorités. On découvre dans le désordre les attitudes et réparties d’un gardien de prison, d’un ancien détenu, d’une infirmière, d’une cliente de magasin, d’un chirurgien plasticien....
Même si vous n’êtes peut-être pas forcément un adepte de Marcel Béliveau, héros incontournable des sketchs de caméra cachée à la Télévision française, ni pour les plus anciens des gags opérés par l’équipe des frères Rouland et de Jacques Legras dans l’émission « La Caméra Invisible » qui a marqué les téléspectateurs des années 70,  il est ici incroyable de voir que « mon Ket » malgré tout tient la route du début à la fin, avec une belle dose d’humanisme et en prime de bonnes tranches de rigolade garanties (même si l’humour ne fait pas dans la finesse), Dany de plus étant un personnage atypique totalement décalé et bas de plafond dont on peut effectivement craindre le pire !

Ma note : 14/20