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Acteurs 

Sandrine Kiberlain

Thais Alessandrin

Victor Belmondo

Mickael Lumière

Patrick Chesnais

Kyan Khojandi

Camille Claris

Arnaud Valois

Yvan Attal

Synopsis

Héloïse est mère de trois enfants. Jade, sa "petite dernière", vient d’avoir dix-huit ans et va bientôt quitter le nid pour continuer ses études au Canada.
Au fur et à mesure que le couperet du baccalauréat et du départ de Jade se rapproche, et dans le stress que cela représente, Héloïse se remémore leurs souvenirs partagés, ceux d’une tendre et fusionnelle relation mère-fille, et anticipe ce départ en jouant les apprenties cinéastes avec son IPhone, de peur que certains souvenirs ne lui échappent...
Elle veut tellement profiter de ces derniers moments ensemble, qu’elle en oublierait presque de vivre le présent, dans la joie et la complicité qu’elle a toujours su créer avec sa fille, "son bébé".

Mon commentaire

Une dizaine d’années après « Lol » (2009) qui est devenu pour certains presque un film presque culte, Lisa Azuelos nous présente « Mon bébé », l’histoire d’Héloïse (Sandrine Kiberlain), une mère presque cinquantenaire, séparée d’un mari déconnecté qui a refait sa vie (Yvan Attal) . Elle voit partir de la maison sa ‘petite dernière’, Jade (Thaïs Alessandrin), presque bachelière qui a été admise à l’université McGill de Montréal, sous réserve qu’elle obtienne une mention à son Bac. Il est vrai qu’Héloïse a déjà vu partir du foyer les enfants ainés, Lola (Camille Claris) et Louis (Victor Belmondo), mais jusqu’à présent le refus de vieillir était contenu par la présence de Jade. Héloïse ne peut se résoudre à laisser ‘son bébé’ voler de ses propres ailes et utilise tous les subterfuges pour retarder son départ, notamment en filmant avec son IPhone toutes les scènes du quotidien où sa fille est présente.  Au point d’oublier qu’elle existe aussi en temps que femme, en dehors de ses fonctions de mère…

Lisa Azuelos insiste sur les tendres relations fusionnelles qui peuvent s’être créées entre une mère et sa fille, surtout lorsqu’il s’agit de la cadette, au point d’en devenir un peu intrusive. Le film de ce côté-là est un peu lourd, tant la réalisatrice juxtapose en permanence et jusqu’au bout de son film des scènes actuelles et des scènes anciennes qui remontent à l’accouchement de Jade ou liées à la très petite enfance de la fratrie. L’histoire par ailleurs est remplie de clichés, car la famille dont on raconte ici l’histoire est une famille parisienne dénuée de problèmes financiers, qui habite dans un bel immeuble Haussmannien et dont la mère occupe des fonctions de direction plus qu’honorables dans un restaurant. Pas de gros soucis non plus quant à l’idée d’organiser des ‘teufs’ intergénérationnelles où se côtoient les parents et les enfants, où circulent généreusement l’alcool et les pétards. Heureusement, malgré ces nombreux clichés, l’histoire est littéralement portée de bout en bout par Héloïse, son héroïne principale, qui donne une fois de plus l’occasion à Sandrine Kiberlain de prouver tout son talent d’actrice de comédie qu’on avait pressenti à de multiples occasions. Elle n’a pas son pareil pour passer sans transition du rire aux larmes, de la crise d’hystérie lorsqu’elle réalise avoir perdu son téléphone portable aux démonstrations de tendresse pleines de spontanéité et aux sentiments de fragilité qu’elle peut parfois dégager. Si tous les ingrédients sont présents et généreux pour la réalisation de la recette, le plat servi est malheureusement un peu trop insipide et prévisible. Même avec une bande originale signée Yaël Naïm.

Ma note : 13/20