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Acteurs 

Alberto Testone

Jakob Diehl

Francesco Gaudiello

Federico Vann

Glenn Backhall

Orso Maria Guerrini

Anita Pittito

Antonio Gargiulo

Synopsis

Michel Ange à travers les moments d’angoisse et d’extase de son génie créatif, tandis que deux familles nobles rivales se disputent sa loyauté.

Mon commentaire

La nouvelle réalisation du metteur en scène russe Andrei Konchalovsky n’est contrairement à ce que l’on pourrait penser pas un biopic. En effet, le réalisateur a choisi de centrer son film ‘Michel-Ange’ sur une période charnière de la vie du grand peintre sculpteur, alors qu’il vient d’achever la peinture de la voûte de la Chapelle Sixtine, œuvre qui lui a pris quatre ans de sa vie pour être achevée. Michel-Ange (Alberto Testone) doit encore réaliser plusieurs dizaines de statues pour le futur tombeau du pape Jules II, affilié à la richissime famille romaine Della Rovere, pape qui se sent menacé par la montée en puissance de la terrible famille Médicis qui elle, est sur le point de reprendre le contrôle de la ville de Florence et menace de renverser la papauté romaine et d’imposer le nouveau pape Léon X...

Ce film très didactique a le mérite de tracer le portrait du génial Michel-Ange (il faut souligner l’impressionnante composition d’acteur d’Alberto Testone, dont la ressemblance physique avec son personnage est frappante), tour à tour refermé sur lui-même, mystique, puis génie inspiré, comme illuminé de l’intérieur, mais souvent avide de reconnaissance et d’argent, qui évolue au sein des différentes grandes cités italiennes à l’époque de la Renaissance. On y découvre le monde fastueux des prélats et des familles dominantes qui contraste avec la misère, la boue et l’insalubrité des tavernes et ruelles qui font davantage penser aux pires moments du Moyen Âge. Konchalovsky ne s’embarrasse pas de liant dans l’histoire qu’il nous raconte : il se contente de juxtaposition de scènes filmées à Rome, au Vatican, à Florence ou Carrare où le maestro se rend pour ses différentes commandes et réalisations, ouvrages qu’on ne voit d’ailleurs quasiment pas, hormis au tout début du film lorsque La Chapelle Sixtine est dévoilée.

En dehors de ses réalisations, dans le film la vedette est donnée à un énorme monobloc de marbre de Carrare, ‘blanc comme du sucre’, appelé ‘le monstre’, acheté à prix d’or par Michel Ange, qu’il n’aura de cesse de vouloir faire acheminer vers la mer pour ses projets romains…

Dans ce film règne une certaine austérité : pas de travelling, mais beaucoup de plans fixes, pas de bande musicale, ce qui laisse une étrange impression de froideur générale…Étrange également la mise en scène presque théâtrale lors des scènes en huis clos.

‘Michel -Ange’ n’est certes pas un film facile, mais il retranscrit avec originalité et talent la vie d’un artiste hors norme, tiraillé entre deux familles richissimes aux pouvoirs infiniment grands. Ici, ce n’est pas son œuvre, ni ses techniques qui sont miss en avant, mais plutôt une analyse du personnage, de ses tourments et de sa crainte d’échouer, qui l’emmènera même jusqu’à la trahison des siens.

Ma note :  15/20