Résumé

Bruno Courrèges, chef de la police municipale du petit village de St Denis en Dordogne, mène une vie paisible. Parfois émaillée de querelles entre voisins et de parties de cache-cache sur les marchés avec les agents de la commission de l'Hygiène de la Communauté Européenne. Jusqu'au jour où un meurtre d'une brutalité sans précédent vient bouleverser la vie de la petite bourgade.
Hamid, retraité de l'armée française qui s'est comporté en héros pendant la guerre, est retrouvé chez lui lacéré de coups de couteaux, une croix gammée gravée sur le torse. Les enquêteurs privilégient immédiatement la piste du crime raciste et se tournent vers les groupuscules d'extrême-droite.
Mais la réalité se révélera plus complexe et il faudra remonter le temps pour confondre le meurtrier et comprendre ses motivations.
Une vérité qui sera difficile à entendre et qui provoquera bien des remous au sein de cette si tranquille communauté ?

Mon Commentaire

Quand vous vous installez dans cette superbe région qu’est le Périgord, il y a de fortes chances que vous trouviez exposés sur le comptoir des papetiers, libraires et autres magasins de souvenirs des exemplaires des polars de la collection ‘le Masque’ écrits par Martin Walker, un romancier écossais installé dans la contrée depuis plusieurs années.

A l’instar de l’Américain Peter Mayle qui avait rencontré dans les années 1990 un franc succès lors de la publication de sa trilogie ayant pour thème son amour de la Provence, Martin Walker en écrivant cette saga mettant en scène le personnage de Bruno Courrèges, un policier municipal aux multiples talents mais au passé militaire assez lourd, a décidé clairement de mettre en valeur la région périgourdine, et plus particulièrement le village de Saint Denis en Périgord , nom d’emprunt pour la petite commune du Bugue, où il a pris demeure.

« Meurtre en Périgord » est le premier roman de la série et a été publié en anglais en 2008. Il brosse le portrait de ce gentil policier, dont le tempérament à ce que j’ai appris a été inspiré par celui du garde champêtre qui officiant au Bugue dans les années 2000, mais aussi celui de la communauté composant le village, et surtout la possibilité de faire découvrir tous les plus beaux sites de la région dont la richesse est immense.

Ce premier tome met à rude épreuve l’apparente cohésion de la communauté du village de ‘Saint Denis’ puisque l’action du roman débute sur la découverte d’un cadavre, objet d’un crime clairement raciste et porteur d’un message sans ambigüité… Bruno, malgré sa simple position de policier municipal mais bénéficiant d’une parfaite connaissance du microcosme, va devoir travailler avec les inspecteurs de la police nationale mais aussi avec un juge d’instruction parisien fraîchement émoulu  parachuté par de hautes instances politiques.

Si bien sûr on ne s’ennuie pas en lisant ce roman, c’est d’abord parce qu’en tant que résident de cette belle commune, on se plait à reconstituer le puzzle des lieux où l’action se déroule. Il faut admettre que Martin Walker possède un certain talent pour les évoquer et vous donner envie de vous y rendre (lorsque vous n’êtes pas du coin !) … L’enquête en revanche semble un peu brouillonne et manque singulièrement de suspense. Il faut bien reconnaître que malgré la référence faite aux enquêtes du célèbre commissaire Maigret en quatrième de couverture, on est loin ici du talent de Simenon, même si on peut reconnaître qu’un certain soin a été apporté au portrait de certains personnages secondaires de l’histoire.

En résumé, un gentil polar de terroir sympathique et sans prétention qui permet de s’évader même lorsqu’on est confiné…

Ma note : 13/20

Photo Babelio