Acteurs 

Vincent Lacoste

Emmanuelle Devos

Christophe Lambert

Noée Abita

Damien Chapelle

Marc Fraize

Synopsis

Adrien est un Peter Pan des temps modernes. Il a beau approcher la trentaine, il vit encore comme un enfant. Petit, il a connu le succès en tant qu’acteur mais c’était il y a plus de dix ans et aujourd’hui Adrien n’a plus un sou. Il retourne ainsi vivre chez ses parents et tente de redonner un coup de fouet à sa vie. Entre la possibilité d’une histoire d’amour et celle d’un retour qu’il s’imagine triomphant en tant qu’acteur, le chemin d’Adrien sera semé d’embûches

Mon commentaire

Pour son premier long métrage, le jeune réalisateur Antoine de Bary (remarqué en 2016 à Cannes pour son court métrage 'l'enfance d'un chef', déjà avec Vincent Lacoste) a choisi de nous présenter une comédie douce-amère. Il nous raconte l'histoire d'Adrien Palatine (Vincent Lacoste), un garçon presque trentenaire qui refuse de grandir et a du mal à assumer sa vie professionnelle, privée et sexuelle. Il a certes connu un succès d'estime au cinéma une dizaine d'années auparavant mais traverse une période de vide où il enchaîne les castings sans grande motivation ni véritable talent d'ailleurs ! Alors, quand on lui propose d'incarner De Gaulle, forcément on ricane... !

Sans un sou, il est contraint de retourner vivre chez sa mère psychiatre (Emmanuelle Devos), visiblement séparée de son père (Christophe Lambert) qui a déserté le foyer pour la chambre de bonne.

Être choyé par une mère en perpétuelle admiration vis à vis de son fils chéri devrait redonner à Adrien du tonus, lui permettant de construire sa vie à tout point de vue... Hélas, la déprime le gagne au fil des jours au point qu'il en est complexé dans ses rapports amoureux...

Si l'on sourit souvent en découvrant ce premier film qui navigue entre drame et comédie à l'italienne, c'est surtout grâce au talent incontestable de Vincent Lacoste. Tour à tour malicieux, affabulateur, mythomane, complexé, séducteur ou juste "Tanguy" lourdaud et immature, il nous livre une palette de personnages parfaitement sentis. C'est donc grâce à lui que cette histoire qui reste anecdotique évolue davantage vers un portrait mélancolique de la jeunesse actuelle. Ainsi, on se rend compte que même si à 27 ans on n'est certes plus un enfant, pour certains se projeter dans le futur n'a rien d'une sinécure, et peut même entraîner la mise en exécution d'actes extrêmes au comble du désespoir.

Même si "Mes jours de gloire "n'est certes pas LE film de l'année, il mérite néanmoins de passer outre certaines lenteurs de réalisations pour découvrir un Vincent Lacoste qui a sans doute grâce à ce rôle prouvé qu'il a un bel avenir devant lui.

Ma note :  12/20