Acteurs 

Jean Louis Trintignant

Anouk Aimée

Marianne Denicourt

Souad Amidou

Monica Belucci

Antoine Sire

Synopsis

Le film a été présenté hors-compétition au Festival de Cannes 2019

Ils se sont connus voilà bien longtemps. Un homme et une femme, dont l’histoire d’amour fulgurante, inattendue, saisie dans une parenthèse devenue mythique, aura révolutionné notre façon de voir l’amour.
Aujourd’hui, l’ancien pilote de course se perd un peu sur les chemins de sa mémoire. Pour l’aider, son fils va retrouver celle que son père n’a pas su garder mais qu’il évoque sans cesse. Anne va revoir Jean-Louis et reprendre leur histoire où ils l’avaient laissée…

Mon commentaire

Il aura donc fallu plus de 50 ans pour que Claude Lelouch donne une seconde suite- car il y avait eu « 20 ans déjà », largement oublié ! - à son film fétiche « Un homme Une femme » paru sur les écrans en 1966 et qui a rencontré le succès qu’on sait...
Inutile de vous dire que les héros sont fatigués : Jean-Louis Duroc, l’ex-champion de course automobile est désormais un vieil homme qui vit dans une maison de retraite appelée de façon non innocente « le Domaine de l’Orgueil ». Il est à première vue peu sociable, parle rarement et passe la plupart du temps à se remémorer avec difficultés de sa vie de jeune homme et de ses exploits sportifs....D’ailleurs,  il n’y a pas que dans l’automobile qu’il était coureur ! Le seul souvenir qui lui rappelle réellement de beaux moments intenses est le prénom d’Anne (Anouk Aimée) sa muse de l’époque... Car ils se sont aimés passionnément, mais elle l’a quitté refusant son côté volage. C’est Antoine (Antoine Sire), le fils de Jean Louis, qui finit par retrouver sa trace et lui demande instamment de venir revoir Jean Louis pour lui procurer encore un peu de bonheur…

Les amateurs du cinéma romantique de Claude Lelouch n’éprouveront certainement aucune déception en suivant les entretiens remplis de tendresse et d’émotion des deux amoureux d’autrefois, d’autant que le film est émaillé en surimpression de flashbacks du film auquel il rend hommage. L’astuce est parfois un peu répétitive et semble compenser un scénario somme tout bien peu épais… Mais tout cela est cependant gentiment réussi, d’autant que le charme opère encore entre les deux têtes d’affiche, Jean Luis Trintignant bien qu’affaibli faisant preuve de malice et parfois de cabotinage, tandis qu’Anouk Aimée, assumant parfaitement bien son rôle de grand-mère qui aspire à revivre des moments d’une grande intensité amoureuse. Les seconds rôles qui se succèdent tout au long du film à mesure que Jean Louis récupère un peu de mémoire viennent également apporter un peu d’intensité à l’émotion diffuse qui perdure tout au long de ces retrouvailles.

Pour conserver l’atmosphère intacte, depuis la disparition de Francis Lai, le compositeur fétiche de Claude Lelouch, c’est Calogero qui est aux commandes de la bande originale, avec des paroles un peu mièvres signées Didier Barbelivien. La chanson thème du film – clairement trop systématiquement présente - est elle-même interprétée par Calogero, assistée parfois par la voix reconnaissable de Nicole Croisille, autre habituée de l’entourage du réalisateur.

Au total, un film nostalgique un peu vain sur une époque disparue, qui doit beaucoup à la qualité de l’interprétation tout en finesse et retenue de ses deux principaux personnages.

Ma note : 13/20