Résumé

Que diable Maigret, Ellery Queen et Hercule Poirot sont-ils allés faire à Tôkyô ? En les invitant, M. Sato a son idée : se faire voler deux millions de dollars, sous leurs yeux. Quel plaisir d'offrir à ses détectives favoris le luxe d'une enquête sur le vif...

Bien entendu, un vieux détective japonais est de la partie : Kogoro Akechi, le héros d'Edogawa Ranpo

Mon Commentaire

Fan depuis longtemps de littérature asiatique, je n’avais encore jusqu’à présent jamais testé la lecture de polar à la ‘sauce japonaise’, même si de toute évidence, le romancier Nishimura Kyôtarô est considéré comme un maître en la matière au Pays du Soleil Levant. Le roman ci-dessus en est la preuve directe, puisqu’il’ « invite » ici les célèbres et légendaires policiers occidentaux que sont le Français Maigret, le Belge Hercule Poirot et l’Américain Ellery Queen, aux côtés de Kogoro Akechi, un vieux détective japonais. Ou il faudrait plutôt dire que tous sont réunis à Tôkyô, sur l’initiative de M Sato, un excentrique homme d’affaires richissime qui veut tester leur méthode respective, en leur offrant la possibilité d’enquêter sur le vif …L’idée de base étant pour Sato San de se faire dérober l’équivalent de 2 millions de dollars, afin que par mimétisme, avec un vol du même montant déjà perpétré à Tôkyô pour lequel la police n’a pas pu trouver le coupable, les quatre limiers puissent montrer leur perspicacité légendaire et le démasquer enfin !

L’idée parait pour le moins tortueuse pour le lecteur, mais soit, laissons-nous embarquer dans cette affaire qui paraît un peu invraisemblable. Sans rien révéler du cheminement de l’enquête, on se rend compte en priorité que ce polar donne à Nishimura Kyôtarô l’occasion de peindre non sans ironie les différentes personnalités de ces enquêteurs. Sous couvert de paraitre vouloir leur rendre hommage, on sent bien que la raillerie est omniprésente face à leur attitude et leurs comportements de ‘vieux’,

sous couvert d’un certain respect sur leur mode d’analyse.

En dehors de cet aspect original, le roman « Les grands détectives n’ont pas froid aux yeux »ne délivre pas de réelle surprise, au point même de manquer parfois de clarté tant les détails sont ténus. A mon goût, même si on ne s’ennuie pas lors de la lecture de ce court roman, on est assez loin des beaux romans policiers traditionnels, notamment de la tension qu’on ressent dans les meilleures réalisations d’Agatha Christie par exemple !

Ma note : 12/20

 photo Bédéthèque