Acteurs 

Friedrich Mücke

Karoline Schuch

David Cross

Alicia von Rittberg

Thomas Kretschmann

Jonas Holdenrieder

Tilman Döbler

Synopsis

1979. En pleine guerre froide, deux familles ordinaires d’Allemagne de l’Est rêvent de passer à l’Ouest.
Leur plan : construire une montgolfière et survoler la frontière. 
Une histoire incroyable. Une histoire vraie.

Mon commentaire

Cette histoire véridique de l’escapade en montgolfière de deux familles allemandes de l’Est vers l’Ouest en 1979 a déjà inspiré en 1982 Hollywood et le réalisateur Delbert Mann, sous le nom « la nuit de l’évasion » en 1982...

Michael Bully Herbig s’est réapproprié l’histoire des familles Strelzyk et Wetzel qui voulaient à tout prix quitter leur ‘prison’ est allemande en pleine guerre froide pour découvrir la vie côté ouest. Ce qui est intéressant dans cette histoire, ce n’est pas tant sa fin que l’on connaît ou devine, mais surtout la manière dont ces familles ont agi pour monter leur projet conjoint d’évasion, à l’insu de tous et surtout sans éveiller le moindre soupçon. Organisation d’autant plus difficile à mettre an place lorsqu’on sait qu’à cette époque, la délation est monnaie courante de la part de voisins qui plaçaient l’honneur de la patrie, du socialisme et des dirigeants comme des éléments primordiaux. On doit également célébrer le trentième anniversaire de la création de la Deutsche Demokratishe Republik…

En décortiquant l’histoire, on comprend qu’entreprendre des projets non encadrés ou contraires à la doctrine était plus que risqué, les membres de la Stasi côtoyant au quotidien çà et là les habitants de chaque quartier. Difficile alors dans ces conditions pour des ados de ne pas tomber dans le piège du flirt avec les enfants de leurs membres !

Depuis la première tentative d’évasion jusqu’au dénouement final, on est littéralement pris dans le feu de l’action de ces deux familles qui aspirent simplement à vivre en liberté. Le suspense s’intensifie à mesure que petit à petit l’enquête du Lieutenant-Colonel Seidel (Thomas Kretschmann), en charge de retrouver les fuyards avance. D’ailleurs, on ne blâme pas seulement les fugitifs pour leur action insensée, on punit aussi quiconque a laissé le projet mûrir ou ne pas stopper.

En dehors de cette approche, le film certes un peu romanesque montre combien importent l’esprit de famille, la confiance et la possibilité pour tout un chacun de se dépasser pour arriver au bout de ses projets, mais montre aussi les talents combinés que les uns et les autres peuvent mettre bout à bout en matière de technologie, de dessin industriel, d’approche physique et chimique.

Un film littéralement passionnant, un peu dans l’esprit de « la vie des autres » de Florian Henckel von Donnersmarck (sorti en 2007), à aller voir d’urgence.

 

« Le vent de la liberté » a obtenu le premier Prix au Festival International du Film d’histoire de Pessac en 2018

Ma note : 16/20