Acteurs 

Omar Sy

Bérénice Béjo

François Damiens

Sarah Gaye

Kayla Fala

Néotis Ronzon

Synopsis

Sofia, 8 ans, vit seule avec son père. Tous les soirs, il lui invente une histoire pour l’endormir. Ses récits extraordinaires prennent vie dans un monde imaginaire où l’héroïne est toujours la princesse Sofia, et son père, le Prince courageux. Mais trois ans plus tard, quand Sofia rentre au collège, elle n’a plus besoin de ces histoires. Désarmé, son père va devoir accepter que sa fille grandisse et s’éloigne de lui. Dans leur Monde imaginaire, le Prince va alors devoir affronter la plus épique de toutes ses aventures pour conserver une place dans l’histoire.

Mon commentaire

Décidément, Michel Hazavanicius arrive souvent là où on ne l’attend pas. Après le duo des très réussis et décalés OSS117, puis le magnifique « The Artist »dûment récompensé et plus récemment « Le redoutable »retraçant la vie de Jean Luc Godard, on ne savait pas vraiment où il allait nous emmener. La réponse est : en pleine cœur d’un conte de fées, par le truchement d’une réflexion sur l’évolution de l’enfance vers le monde de l’adolescence, vue non seulement du côté de l’enfant, mais surtout du côté parental. Choc émotionnel terrible que doit sûrement éprouver un parent seul, comme ici Djibi (Omar Sy), alias Le Prince, invincible et charmant héros de toutes les histoires racontées à sa fille Sofia (Kayla Fala, puis Sarh Gaye), qui réalise que l’intime complicité qu’il entretient avec elle depuis toute petite est en train de disparaître au moment où arrive l’adolescence. Nouvelles marques, nouveaux rapports : ce sont les points mis en exergue dans cette comédie assez inégale. Car on suit d’un côté les déceptions et l’incompréhension du père dans son quotidien, et parallèlement la chute aux oubliettes du Prince dont personne ne veut plus, puisque dans le cœur de Sofia, il a été détrôné par un Nouveau Prince (Neotis Ronzon). La planète côté histoire ressemble comme deux gouttes d’eau à un studio d’animation qui fait penser à du Disney de deuxième classe, voire à un environnement faussement magique où l’on assiste à une débauche d’effets spéciaux …

En enchevêtrant les deux récits et les deux mondes, le film perd parfois de son authenticité et de sa portée. Mais Michel Hazavanicius prouve qu’il est un réalisateur doué d’une belle imagination qui nous livre ici une comédie familiale sympathique au sein de laquelle Omar Sy semble parfaitement à l’aise, autant dans les gags imaginaires que dans le désarroi d’un père face à l’éducation de sa fille. Heureusement que Clotilde (Bérénice Bejo) une voisine bienveillante veille sur ce petit monde…

Ma note :  12/20