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Acteurs

Fan Bing Bing

Melvil Poupaud

Shi-Jye Jin

Yue Wu

Thibault de Montalembert

Huang Jue

Feodor Atkine

 

Synopsis

Au milieu du XVIIIème siècle, le jésuite Jean-Denis Attiret est un des peintres officiels de la Cour impériale de Chine. Il se voit confier la tâche honorifique de peindre le portrait de l’impératrice Ulanara. Cette concubine devenue impératrice à la suite de la mort de la première femme de l’empereur Qian Long aura un destin très particulier. Sorte de figure romantique avant l’heure, il ne restera d’elle que ce portrait à la sensualité énigmatique de Joconde asiatique. Le film raconte ce moment fiévreux où l’impératrice chinoise rencontre le peintre jésuite. Un moment où la relation électrique entre un peintre et son modèle est prise en étau entre les contraintes de la cour (et son étiquette rigide) et les différences culturelles les plus extrêmes.

Mon commentaire

Au début du XVIIIème siècle, on sait que les Jésuites sont très souvent partis vers les lointaines contrées de l’Est pour évangéliser les autochtones, avec plus ou moins de bonheur. S’ils ont été massacrés par les Japonais, ils ont plutôt réussi à implanter le christianisme en Corée et dans une moindre mesure en Chine du Nord, jusqu’à Beijing. Parmi eux figurait un peintre, Jean Denis Attiret (Melvil Poupaud), peintre attitré depuis plusieurs années de la cour de l’empereur Qian Long aux côtés du frère de Castiglione (Thibault de Montalembert).

Jean Denis Attiret se voit confier une mission très spéciale mais flatteuse et non négociable : la première concubine devenue l’impératrice Ulanara (Fan Bingbing) qui a gagné une partie d’échecs contre l’empereur a demandé en guise de récompense à Qian Long que le peintre établisse d’elle un portrait à la mode occidentale… Ce qui ne va pas manquer de soulever quelques problèmes, dont celui de la réalisation du portrait, puisque normalement personne n’est supposé regarder l’impératrice dans les yeux, un comble pour un peintre qui a la tâche de la représenter !

Entre le peintre et son modèle va néanmoins apparaître un début de relations d’intérêt mutuel et une certaine sensualité, parfaitement interdites à la Cour et impossibles chez le peintre jésuite qui est devenu prêtre.

L’intérêt essentiel de ce film réside dans la beauté absolue des décors de la Cité Impériale et des costumes ; malheureusement l’action est extrêmement lente et malgré les efforts des principaux protagonistes, à savoir la ravissante Fan Bingbing et le plutôt crédible Melvil Poupaud, on a franchement tendance à bâiller devant ce film certes esthétique mais sans grand intérêt autrement. Dommage aussi qu’on ne ressente guère l’intensité de la difficulté rencontrée par le peintre pour observer l’Impératrice sans qu’elle le remarque vraiment! En comparaison si l’on se souvient d’avoir ressenti des frissons nombreux en découvrant  ‘le Dernier empereur’ ou ‘Epouses et Concubines’ entre autres, ce « Portrait Interdit » souffre d’une mise en scène assez quelconque et manque singulièrement d’âme..

Ma note : 11/20