Acteurs 

Fabrice Luchini

Patrick Bruel

Zineb Triki

Pascale Arbillot

Marie Narbonne

Jean-Marie Winling

André Marcon

Thierry Godard

Synopsis

Suite à un énorme malentendu, deux amis d’enfance, chacun persuadé que l’autre n’a plus que quelques mois à vivre, décident de tout plaquer pour rattraper le temps perdu.

Mon commentaire

Arthur (Fabrice Luchini) et César (Patrick Bruel) sont amis depuis toujours, bien que tout semble les opposer : autant Arthur est introverti, sage, pointilleux voire psychorigide - ce qui lui a valu de divorcer- autant César est un dragueur, un flambeur et un panier percé qui n’a peur de rien ! Mais ils sont incroyablement liés et solidaires depuis l’école…Suite à un énorme quiproquo, - Arthur ayant prêté sa carte vitale à César suite à des examens médicaux contraints suite à une chute - Arthur découvre que son meilleur ami est atteint d’une maladie incurable. Il va devoir lui annoncer mais ne peut s’y résoudre. Alors s’instille un profond malentendu, c’est finalement César qui est convaincu qu’Arthur est gravement malade. Il n’aura de cesse de passer avec Arthur ce qu’il pense être les derniers jours de sa vie, pour rattraper le temps perdu. 

Après avoir visionné la bande annonce, on n’avait guère de doute sur le fil conducteur du film : l’analyse de l’amitié devant la mort... Ainsi, 7 ans après « le Prénom », le tandem Matthieu Delaporte / Alexandre de la Patellière s’est réformé pour ce nouveau film dans lequel ils retrouvent Patrick Bruel, dans un face à face avec Luchini, monstre sacré de la comédie. Et malgré les qualités de l’un et de l’autre, on pouvait craindre un dérapage dans la caricature. Ouf, il n’en est rien au total !

Certes le thème n’a rien de réjouissant, mais les deux coréalisateurs et coscénaristes ont choisi de traiter leur sujet sur le ton de la comédie, en instillant des lueurs d’espoir et de bienveillance. On lit que Matthieu Delaporte aurait été lui-même victime d’une tumeur maligne, dont il s’est heureusement débarrassé…Ces soucis de santé auraient été à l’origine du synopsis du film.

Malgré un début un peu lourd, durant lequel les personnages sont brossés de façon un peu caricaturale avec une mise en scène et des dialogues accrocheurs et des punch lines dignes d’une comédie de Francis Weber et avec même quelques clins d’œil au « Prénom », le ton change progressivement et incline à la mélancolie. C’est à ce moment en fait que le film commence à séduire et que le jeu de ces deux grands acteurs se révèle : sobre, profond, suscitant de l’émotion et beaucoup de compassion, pour l’un comme pour l’autre des amis. Et malgré quelques invraisemblances, on se laisse réellement séduire par cette histoire qui donne aussi finalement à réfléchir sur la valeur des choses et l’importance des sentiments, mais aussi sur les attitudes à adopter face à la maladie, aussi bien côté malade que côté entourage. À ce moment, « le meilleur reste à venir » fait davantage penser au cinéma de Claude Sautet, belle référence en la matière.

Ma note :  15/20