Résumé

«Je me réveillais enfin, avide de comprendre.»À West Baltimore dans les années 1980, les gangs et le crack sont le seul horizon des gosses du quartier. Ta-Nehisi est voué lui aussi à devenir un bad boy. Mais son père Paul, ancien Black Panther passionné de littérature, lui fait découvrir Malcolm X et James Baldwin. C'est une révélation. L'adolescent rêveur, égaré dans les frasques d'une famille hors norme, se jure d'échapper à son destin.Épopée lyrique aux accents hip-hop, portée par l'amour et l'ambition, Le Grand Combat est l'histoire magnifique d'un éveil au monde, un formidable message d'espoir.

Mon commentaire

Ta-Nehisi Coates est un journaliste afro-américain quarantenaire très en vue depuis que son roman, « la Colère Noire » publié en 2016 a reçu un accueil enthousiaste et s’est vu décerner le Prix du Meilleur Essai 2016 du magazine LIRE.

« Le Grand Combat » est le livre qu’il avait publié juste avant, en 2008, retraçant sa vie dans le West Baltimore des années 80, quartier dans lequel règnent en maître violence et trafic de drogues en tout genre. Ta Nehisi, né en 1975, appartient à une famille assez typique de l’époque : il vit avec ses parents, mais aussi avec ses nombreux demi frères et sœurs que Paul, son père, a eus avec trois autres femmes. Ce dernier, qui a pris du recul par rapport à l’activité idéologique qu’il défendait avec le groupe des Black Panthers, travaille désormais à l’université de Howard, la plus cotée des universités fréquentée par les afro-américains. Mais Paul se bat au quotidien également pour la cause noire américaine, en exerçant une activité d’imprimerie clandestine des grands auteurs et militants de la cause noire. Il n’a qu’un seul but : l’éducation de ses enfants, ce qui pour lui est la seule issue possible pour les arracher à la violence des gangs et à leurs trafics si tentants.

Ta Nehisi raconte avec des mots simples et justes ses souvenirs de jeune garçon qui cherche à s’affirmer dans ce monde dominé par les Blancs, puis d’adolescent timide que l’éducation extrêmement stricte de son père va sauver de l’échec scolaire.

Si on prend plaisir au récit quotidien de la vie dans les ghettos, restituant avec talent et simplicité le travail effectué par les familles pour en sortir leurs enfants et leur dessiner un avenir meilleur, on se perd en revanche très souvent dans les références utilisées par l’auteur, soit à des militants de la cause noire, soit encore à des groupes de rap des années 80-90 et à leurs chansons remplies de message pour un combat permanent.

Pour ma part, ma connaissance de la lutte des afro américains aux Etats Unis se limite essentiellement aux histoires passionnantes de Malcolm X et de Martin Luther King ; mais l’énumération à longueur de chapitres de noms de personnes citées qui ont eu une importance dans le combat pour l’obtention de l’égalité des droits civiques ne m’a pas été facile à comprendre. ..Même si un glossaire est à la disposition du lecteur en fin de livre. Un livre intéressant mis difficile à appréhender à sa réelle valeur.

Ma note : 13/20