Vu en streaming sur Netflix

Acteurs 

Chiwetel Ejiofor

Aïssa Maiga

Maxwell Simba

Noma Dumezweni

Joseph Marcell

Lemogang Tsipa

Synopsis

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Contre toute attente, un jeune Malawite de 13 ans invente un système ingénieux pour sauver sa famille et son village de la famine. 
 

Mon commentaire

On connait surtout Chiwetel Ejiofor comme l’acteur qui a été récompensé par le Golden Globe et l’Oscar du meilleur comédien en 2013 pour sa prestation dans ’Twelve years a slave’, réalisé par le Britannique Steve Mc Queen, après il est vrai une quinzaine d’années dans des rôles plus ou moins importants au sein de séries britanniques puis de longs métrages, notamment après 2004 (‘She hate me’) et sa participation dans un film de Spike Lee qui va le projeter sur le devant de la scène hollywoodienne. Scène qu’il ne quittera guère depuis, apparaissant dans des rôles tenus dans des films indépendants, comme dans des blockbusters signés Marvel.

‘Le garçon qui dompta le vent’ est en fait sa première réalisation en tant que long métrage. Le film est inspiré de la véritable histoire de l’inventeur et ingénieur malawite William Kamkwamba, et est librement adapté du roman éponyme qu’il a écrit.

J’imagine que comme moi, vous situez difficilement le Malawi, pays de l’est de l’Afrique : le pays est coincé entre la Zambie, le Mozambique et la Tanzanie. Et le problème récurrent de cette région, c’est celui du manque d’eau, qui a l’extrême peut déclencher des famines inexorables.

A l’aube du XXIème siècle, Trywell Kamkwamba (Chiwetel Ejiofor) et sa femme Agnès (Aïssa Maiga) sont des parents modernes : pour eux, plus question d’être dépendants de la nature et de forcer les enfants à travailler les champs : l’éducation est primordiale, que ce soit pour leur fille Annie (Lily Banda) comme pour leurs fils cadet William (Maxwell Simba). Mais l’école coûte cher, et William en cours d’année scolaire est ‘sorti’ de l’école par le Directeur faute de moyens…Pourtant, William possède des dons en mécanique et en technologie qui ne demandaient qu’à être cultivés…

Si le pitch de cette belle histoire est simple, et par conséquent l’issue connue d’avance, en revanche le film présente l’avantage de montrer à quel point la vie dans ces pays d’Afrique – et dans bon nombre d’autres pays du monde émergent – dépend encore de nos jours de l’approvisionnement en eau… Les technologies à mettre en place pour parer à ces problèmes sont souvent extrêmement simples.

Mais le film pose également le questionnement de la place de la scolarisation et de l’éducation au sein de ces contrées, qui deviennent bien évidemment incontournables pour répondre efficacement aux problématiques de long terme …

Ce qui séduit également dans ce film, c’est d’abord l’interprétation très crédible des membres de la communauté, mais également la qualité des photos transcrivant de façon sublime ces pays africains si arides.

Un ‘petit’ film peut-être, mais qui vaut le détour.

Ma note :  15/20