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Acteurs 

Jean Dujardin

Adèle Haenel

Albert Delpy

Pierre Gommé

Marie Bunel

Synopsis

Georges, 44 ans, et son blouson, 100% daim, ont un projet.

Mon commentaire

Georges (Jean Dujardin) apparaît comme un homme un peu marginal : il traverse la France dans sa vieille Audi pour prendre possession d’un blouson en daim qu’il a acheté auprès d’un particulier. En plus de cet extraordinaire blouson en daim à franges, son vendeur lui fait cadeau d’un vieux caméscope numérique...
On connaît bien le côté décalé des films du prolixe réalisateur Quentin Dupieux et son nouveau film « le daim » une fois de plus s’inscrit dans un univers non seulement totalement absurde, mais de plus gore ! Difficile dans ce cas de porter un regard très objectif sur cette histoire, qui nous montre l’évolution rapide de cet homme parfaitement narcissique qui se transforme petit à petit...

A la différence de ses tous premiers films, après Benoit Poelvoorde dans « Au Poste » l’an dernier, Quentin Dupieux se paie le luxe d’avoir Jean Dujardin comme personnage principal de ce nouvel opus. Comme vous l’avez compris, il incarne un personnage schizophrène qui tombe littéralement amoureux de ce blouson en daim, au point qu’entre eux s’établit non seulement un vrai dialogue, mais également un rapport de force, car le blouson de façon pernicieuse pousse les pulsions maladives de Georges à leur paroxysme. En effet, Georges se voit chargé par son blouson d’une mission destructrice : amadouer les porteurs de blousons pour les leur subtiliser, afin d’en devenir l’ultime porteur sur terre ! Il va bien entendu se filmer au moyen du caméscope lors de ses attaques, aidé dans la réalisation de son par une serveuse (Adèle Haenel) passionnée de cinéma.

Avec un sujet aussi inepte que celui-ci on aurait toutefois pu courir à la catastrophe ; ce n’est heureusement pas le cas, grâce au talent indéniable de Jean Dujardin qui rend crédible son personnage, personnage à la cupidité extrême, la mythomanie aiguë et à la violence décomplexée extrême.

Il paraît d’après les publicités affichées çà et là que le film a fait hurler de rire la Croisette ; pour ma part, si j’ai effectivement souri pendant le film, j’ai eu pourtant du mal à rentrer dans cette histoire pour le moins malsaine et totalement abracadabrante qui heureusement se limite à un peu moins de 80 minutes.

Ma note : 10/20