Acteurs

François Cluzet

Nicolas Duvauchelle

Sophie Verbeeck

Jean Quentin Chatelain

Patrick Descamps

Maurane

Synopsis

Dans une petite ville, écrasée par la chaleur de l’été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d’une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère. Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes. Trois personnages et, au milieu d’eux, un chien, qui détient la clef du drame…

Mon commentaire

En 1919, le soldat Morlac (Nicolas Duvauchelle) est retenu en prison dans la caserne déserte d’une petite ville de province, écrasée par la chaleur estivale. Motif: acte d’insubordination et refus de s’excuser vis à vis des autorités. Depuis que Morlac a été enfermé, son énorme chien noir ne cesse d’aboyer jour et nuit, comme pour réclamer sa libération et enfin le retrouver. Arrive alors dans le village le Commandant Lantier (François Cluzet) en fin de carrière militaire, chargé de juger cette affaire étrange dans les meilleurs délais …Petit à petit, Lantier en s’installant dans le village va découvrir des éléments qui vont lui permettre de mieux comprendre le comportement  étrangement buté et un peu provocateur de Morlac. Cela va d’abord commencer par la rencontre de la jeune et jolie Valentine (Sophie Verbeeck) paysanne beaucoup plus instruite que la moyenne...

Jean Becker pour son nouveau film a choisi d’adapter le très beau roman éponyme de Jean Christophe Ruffin. Mais malheureusement cette adaptation reste extrêmement classique et manque singulièrement d’originalité. La multiplication des flashbacks tout au long des interrogatoires des différents personnages alourdit singulièrement la narration d’une histoire qui aurait mérité un traitement plus original et rendant le film plus dynamique et peut être plus grave aussi.

Rien à dire néanmoins sur la retranscription de l’atmosphère de l’époque qui est plutôt bien restituée, mais il est indéniable que film vaut essentiellement pour la grande qualité de l’interprétation des personnages principaux, Nicolas Duvauchelle et François Cluzet en tête.

Même si ce n’est pas aussi souligné que dans le roman, l’adaptation de Jean Becker présente néanmoins l’intérêt de montrer ici une autre facette de cette Grande Guerre si meurtrière: au delà du patriotisme régulièrement mis en avant en l’honneur des milliers de victimes tombées sur les champs de bataille, le film pose la question de l’utilité profonde de cette guerre et la pensée profonde des combattants …Car au fond, il est bien difficile ici d’opposer franchement les valeurs morales défendues par les soldats qui se tenaient de part et d’autre des tranchées: leur seule volonté était de celle de défendre leur vie à tout prix.

Ma note : 13/20