Vu en streaming sur  Netflix - (2020)

Acteurs 

Alfonso Herrera

Emiliano Zurita

Mabel Cadena

Fernando Becerril

Rodrigo Virago

Alvarro Guerrero

Synopsis

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Inspiré de faits réels. À la fin du XIXe siècle, Ignacio de la Torre épouse la fille du président du Mexique, Porfirio Díaz. Ignacio mène une double vie : il grimpe les échelons dans le monde traditionnel de la politique, tout en appartenant à une société clandestine. Il maintiendra cet équilibre délicat jusqu'à sa rencontre avec Evaristo, 42e membre de la société. Des secrets sont mis au jour et un scandale éclate lorsque la police débarque dans une de ses soirées, également connue sous le nom de "Bal des 41".

Mon commentaire

‘Le bal des 41’ est un film dramatique réalisé par le David Pablos, qui revient sur une période méconnue et peu glorieuse de l’histoire mexicaine qui remonte au tout début du XXème siècle. Ignacio de la Torre (Alfonso Herrera), homosexuel, a épousé par ambition politique Amada (Mabel Cadena), la fille du Président et dictateur du Mexique Porfirio Diaz (Fernando Becerril), dans l’espoir que cela lui serve de tremplin pour devenir Gouverneur de Mexico.

Tant bien que mal, il tente de cacher son attirance pour les hommes, jusqu’au jour où il tombe fou amoureux d’Evaristo Rivas (Emiliano Zurita), ce qui lui rend encore plus difficile l’idée de satisfaire à son devoir conjugal. Bientôt, Ernesto, en décidant d’inviter Evaristo à rejoindre le cercle gay des ‘41’ qu’il fréquente, club très privé et bien sûr interdit par la loi, va malgré lui courir à leurs pertes…

Inspiré de faits réels, ce film mexicain sans pathos rend un bel hommage à ce cercle des 41 personnalités qui ont été humiliées, arrêtées puis déportées au Yucatan pour cause d’homosexualité, et a le mérite de reposer la question de la reconnaissance et de l’acceptation des gays dans la société mexicaine et ailleurs dans le monde d’aujourd’hui. Là où le film est intelligemment construit, c’est qu’il ne constitue ni un plaidoyer en faveur de l’homosexualité, ni un pamphlet contre l’homophobie, le jugement étant laissé totalement libre au spectateur. Pour Ernesto, ce sera forcément l’obligation de la primauté de la raison contre la passion.

‘Le bal des 41’ brille en tout cas par son esthétisme et la qualité des images que le réalisateur David Pablos a mis sans contestation possible un point d’honneur à mettre en avant, notamment dans la fameuse scène du bal, à la fois originale et baroque. Décors – surtout intérieurs - lumières et costumes sont absolument somptueux et font penser un peu à ceux d’Amadeus de Milos Forman…

Si on applaudit à la performance des trois protagonistes qui sont parfaits dans leurs rôles respectifs, on peut néanmoins regretter que les seconds rôles aient été un peu trop éludés et que les rapports entre le président despote et son gendre n’aient pas été plus fouillés, ce qui aurait permis de mieux comprendre leurs rapports.

Au total, un très beau film dramatique qui mérite vraiment le détour.

Ma note :  15/20