Acteurs

Steve Buscemi

Simon Russell Beale

Jeffrey Tambor

Paddy Considine

Olga Kurylenko

Synopsis

Dans la nuit du 2 mars 1953, un homme se meurt, anéanti par une terrible attaque. Cet homme, dictateur, tyran, tortionnaire, c'est Joseph Staline. Et si chaque membre de sa garde rapprochée - comme Beria, Khrouchtchev ou encore Malenkov - la joue fine, le poste suprême de Secrétaire Général de l'URSS est à portée de main. (Inspiré de faits réels...)

Mon commentaire

Pour les Britanniques depuis un certain temps et plus récemment pour les Américains, le metteur en scène et comédien Armando Iannucci, né en 1964 à Glasgow, est un personnage incontournable : il est considéré comme un humoriste de talent et un analyste politique pertinent. Depuis quelques années il avait envisage de tourner un film sur un dictateur contemporain. L’adaptation de la bande dessinée (ou plutôt le roman graphique) éponyme réalisé par Thierry Robin et Fabien Nury (publié aux  éditions Dargaud, 2010) lui en donné l’occasion…

Nous voici donc en mars 1953, à Moscou : le 2 mars va être la date du déclenchement d’un raz de marée politique, l’organisation de la succession de Staline, qui vient subitement de succomber à une commotion cérébrale. Sa disparition met fin à 2 décennies de tyrannie, d’arrestations arbitraires, de tortures et de meurtres politiques…

La disparition de la tête pensante du Kremlin fait d’ailleurs au début du film un peu penser aux errements d’un volatile dont on aurait coupé la tête, tant on va dans un sens, puis dans l’autre sans savoir exactement vers quel endroit on se dirige. C’est d’ailleurs à ce moment que le film est le plus réussi et le plus drôle. Ensuite, on comprend bien que la soif du pouvoir va attirer de nombreuses convoitises parmi les membres du Conseil d’état. D’ailleurs, entre les clans qui se forment, tous les moyens de se combattre et de se nuire sont autorisés. Qui de Khrouchtchev (Steve Buscemi), de Beria (Simon Russell Beale), Malenkov (Jeffrey Tambor), Molotov (Michael Palin) tirera la couverture à lui ? Sans oublier que les enfants de Staline cherchent à conserver une place importante pour la suite des évènements…La galerie des personnages dépeints est certes réussie, tant elle montre le côté somme toute sympathique mais incapable des uns et des autres, qui paraissent finalement avoir été des meurtriers de masse plus par accident que par réelle conviction.

Mais au delà cet aspect, l’atmosphère qui règne dans la compétition devient extrêmement pesante, car à part des échanges de tirades bourrées d’insultes et de pseudo clins d’œil, on assiste à une cacophonie fatigante entre les différents comparses censée déclencher le rire, mais qui tombe plutôt à plat. Le film passe clairement de la satire à la parodie verbeuse voire à la pochade, mais assurément sans emmener le public avec lui.

On a donc très vite envie que tout cela cesse pour de bon !

Ma note : 10/20