Acteurs 

Alexandre Landry

Mariepier Morin

Rémy Girard

Louis Morissette

Maxim Roy

Pierre Curzi

Synopsis

À 36 ans, malgré un doctorat en philosophie, Pierre-Paul Daoust est chauffeur pour une compagnie de livraison. Un jour, il est témoin d'un hold-up qui tourne mal, faisant deux morts parmi les gangsters. Il se retrouve seul avec deux énormes sacs de sport bourrés de billets. Des millions de dollars. Le pouvoir irrésistible de l’argent va bousculer ses valeurs altruistes et mettre sur sa route une escort girl envoûtante, un ex-taulard perspicace et un avocat d’affaires roublard. Après Le déclin de l’Empire Américain et les Invasions Barbares, La Chute de l’Empire Américain clôt ainsi la trilogie du réalisateur Denys Arcand.

Mon commentaire

Et de trois ! Après plusieurs années de silence cinématographique, le réalisateur québécois Denys Arcand nous présente le troisième film de sa trilogie lancée avec « le déclin de l’empire américain » en 1986, suivi par « les invasions barbares » en 2003. Après avoir traité précédemment du sexe et de la mort, le réalisateur se lance pour ce troisième opus dans le monde de l’argent. Argent qui gangrène la société et court à sa perte si personne ne fait rien pour s’oppose à son hégémonie.
L’argent, Pierre Paul Daoust (Alexandre Landry) étudiant en philosophie contraint à devenir chauffeur livreur n’en a jamais eu beaucoup. Il tire le diable par la queue mais s’implique en dehors de son travail dans une association en faveur des plus démunis.
Un jour cependant, il est témoin d’un holdup up sanglant, lors duquel entre les cadavres et les blessés en fuite, il récupère le butin qu’il cache dans son fourgon... Devenu détenteur de sommes d’argent énormes et méprisant le monde de la finance, il contacte Sylvain Bigras (Rémy Girard), un ex taulard spécialiste dans son genre du milieu financier... Même s’il veut rester discret, Pierre Paul s’accorde aussi néanmoins le luxe de prendre contact avec une escort girl, la superbe Aspasie/Camille (Maripier Morin), qui petit à petit s’intéresse à ce jeune homme cultivé et plein de principes...
« La chute de l’empire américain » est en premier lieu un thriller policier, souvent violent, au cours duquel s’affrontent des mondes différents : les trafiquants et malfrats qui sont prêts à tout pour récupérer le butin, le naïf héros complexé et ses amis qui tentent de leur échapper et enfin l’équipe de police de Montréal, un peu lourdaude qui arrive comme la cavalerie toujours un peu trop tard. Sans oublier qu’à côté de ces protagonistes, Montréal nous montre son lot de sans abri, notamment constitué par les minorités ethniques.
Le réalisateur y adjoint un descriptif détaillé de la façon dont les grands argentiers et conseillers financiers manipulent les comptes et brillent par leurs montages frauduleux pour transférer les capitaux dans des paradis fiscaux avant d’être réintégrés blanchis dans l’économie traditionnelle.
Si l’aspect course poursuite du film est plutôt sympathique , le trait du film est néanmoins un peu lourd , autant dans le propos que dans la démonstration. Où sont passées la raillerie et l’ironie drôle qui ont fait le succès de Denys Arcand ? La démonstration pèse sur le rythme du film qu’on aurait voulu voir moins long.
Heureusement, il y a le charme des acteurs (et de leur accent et expressions québécoises), pour faire passer tout cela ! 

Ma note : 12/20