Acteurs 

Daniel Auteuil

Guillaume Canet

Fanny Ardant

Dora Tillier

Denis Podalydès

Pierre Arditi

Michaël Cohen

Synopsis


Victor, un sexagénaire désabusé, voit sa vie bouleversée le jour où Antoine, un brillant entrepreneur, lui propose une attraction d’un genre nouveau : mélangeant artifices théâtraux et reconstitution historique, cette entreprise propose à ses clients de replonger dans l’époque de leur choix. Victor choisit alors de revivre la semaine la plus marquante de sa vie : celle où, 40 ans plus tôt, il rencontra le grand amour...

Mon commentaire

Victor (Daniel Auteuil) et Marianne (Fanny Ardant) forment un couple qui tient uniquement encore par l’existence de leur fils (Michaël Cohen), entrepreneur de talent qui a crée ave Antoine (Guillaume Canet) une entreprise d’un genre nouveau : grâce à une technologie de pointe et des artifices théâtraux, il est possible pour le client argenté de se replonger à la période historique souhaitée…Victor, ancien dessinateur dans un journal qui l’a licencié, est désabusé et totalement hermétique à ces techniques ; quant à Marianne, psy qui a du mal à assumer son âge, elle trompe Victor sans vergogne et avec une jouissance non feinte avec François, son ami de toujours.

Mis à la porte de chez lui, Victor va pourtant accepter une invitation anonyme qui va le replonger dans le monde qu’il aimait, celui de l’année 1974, lors de la découverte du Grand Amour…

Sur un scénario extrêmement original bien que légèrement flou au début, Nicolas Bedos pour son second film nous propose une comédie romantique tout en finesse avec en arrière-plan un hymne au théâtre et au cinéma, magnifiquement porteurs de sensations diverses et d’émotions intenses. La réussite de son film passe bien entendu par le talent immense des acteurs, avec en premier lieu Daniel Auteuil dans un rôle touchant pour lequel il devrait être bien placé pour un césar en 2020, mais aussi le retour fracassant de la trop rare Fanny Ardant, à la fois cynique, provoquante et cruelle mais tellement fragile sous cette carapace. De son côté, Guillaume Canet dans son rôle de scénariste richissime, perfectionniste mais cassant et d’une jalousie extrême compose un personnage aux facettes multiples. Et Dora Tillier (Madame Nicolas Bedos) apporte toute sa fraîcheur, sa séduction et sa sensibilité à la partition.

« La belle époque », c’est le nom du café-restaurant où se rend Victor tous les jours pour retrouver celle dont il est tombé éperdument amoureux en 1974. C’est un retour salutaire en arrière pour lui ainsi que pour le spectateur, une plongée dans un passé pas si lointain mais durant lequel planait encore une certaine nonchalance, une certaine inconscience sociétale… On prend plaisir aussi à retrouver l’atmosphère du moment grâce au choix des morceaux composants la bande originale…

Sur un fond de nostalgie, Nicolas Bedos rend grâce à l’amour et à la vie. Son film est parfois drôle, souvent caustique mais touchant et toujours plein de tendresse. Entre rires et larmes, « la belle époque » est sans contestation possible assuré d’un bel avenir et sûrement d’un beau succès public.

Ma note : 17/20