Acteurs

Dhanush

Bérénice Béjo

Erin Moriarty

Barkhad Abdi

Gérard Jugnot

Synopsis

Aja, un jeune arnaqueur de Mumbai entame, à la mort de sa mère, un extraordinaire voyage sur les traces du père qu’il n’a jamais connu. Il rencontre l’amour à Paris dans un magasin de meubles suédois, le danger en compagnie de migrants somaliens en Angleterre, la célébrité sur une piste de danse à Rome, l’aventure dans une montgolfière au-dessus de la Méditerranée, et comprend finalement ce qu’est la vraie richesse et qui il souhaite devenir.

Mon commentaire

Il s’agit de l’adaptation à l’écran du roman éponyme de Romain Puertolas, paru en 2013. Le réalisateur Ken Scott à partir de cette histoire particulièrement abracadabrantesque en a tiré un film-fable du XXIème siècle, en ajoutant petit à petit tous les ingrédients pour rendre sympathique ce récit aux nombreux rebondissements.

Aja (Dhanush), le « Fakir » est un personnage attachant même s’il est extrêmement idéaliste et naïf, probablement en conséquence de la maigre éducation qu’il a reçue. Son côté ‘fleur bleue’ est à la fois touchant mais aussi un peu agaçant ; c’est probablement voulu pour créer un violent contraste avec l’égocentrisme du monde occidental d’une part et également l’état d’esprit des réfugiés clandestins qu’il va rencontrer lors de son long périple.

Le film hésite en permanence entre comédie bollywoodienne et drame contemporain : on y trouve quelques scènes sérieuses reflétant la problématique de l’immigration clandestine, mais aussi du chant et de la danse ! On regrette que les seconds rôles, celui de Marie (Erin Moriarty) et celui de Nelly (Bérénice Béjo) n’aient pas été plus approfondis…ce qui rend l’histoire encore moins crédible.

Tout cela est particulièrement léger comme une bulle de savon oriental et rempli de clichés : la misère de Bombay, le karma, Paris « the most beautiful city in the world » et ses taxis arnaqueurs, les méchants passeurs de clandestins, les gentils policiers, les tours de passe-passe...

Même si on ne passe pas un mauvais moment à suivre les élucubrations d’Aja et ses émotions successives passant très vite du rire au désespoir (et vice versa), ce conte fantastique finit par montrer un côté un peu mièvre et ne restera probablement pas dans les annales.

Ma note : 11/20