Acteurs 

Emmanuelle Béart

Vincent Dedienne

Tibo Vandenborre

Sandor Funtek

Nelson Delapalme

Marie Zabukovec

Yannick Choirat

Synopsis

Margaux a perdu son mari et commence une nouvelle vie. Elle s’installe chez sa sœur et s’inscrit à l’université pour reprendre des études de littérature. Mais rapidement, elle ressent le besoin d’autres émotions. Elle part en quête d’amour, au risque de s’y perdre...

Mon commentaire

Pour son premier long métrage, le comédien Ludovic Bergery (souvent à l’écran dans plusieurs séries télévisées et films) a vu grand : il ‘s’offre’ pour le premier rôle Emmanuelle Béart, que l’on n’avait plus vue à l’écran depuis plus de 10 ans environ. Elle incarne ici Margaux, quadragénaire récemment veuve, qui a décidé de quitter les rives de la Méditerranée pour remonter en région parisienne, retrouver sa demi-sœur et reprendre des études linguistiques autour de la langue allemande.

Si fort heureusement elle est vite adoptée par un groupe d’étudiants en master, sans tabou et très libres, et noue une amitié sincère avec Aurélien (Vincent Dedienne), elle se rend compte qu’après le vide laissé par la disparition de son mari, elle a besoin de renaître émotionnellement et notamment de repartir en quête d’amour…

Si l’histoire ne brille pas par l’originalité de son scénario, on se laisse néanmoins porter par le charme toujours intense et intact d’Emmanuelle Béart à qui Ludovic Bergery accorde un rôle à sa mesure, celui d’une résurrection, ou plus exactement d’une renaissance émotionnelle. Malgré tous les défauts, les invraisemblances – et notamment les hasards trop peu crédibles - de ce premier film, Emmanuelle Béart porte littéralement l’histoire de bout en bout et nous rassure tant son charme opère encore. On est en revanche assez déçu par la partition fade et neutre de Vincent Dedienne qui incarne un personnage très convenu, probablement trop proche de celui qu’il endosse depuis plusieurs années à la télévision. Il n’y a pas grand-chose à dire non plus des autres seconds rôles, qui manquent singulièrement de consistance.

Si ce premier film n’est tout de même pas un ratage complet, c’est uniquement grâce à la présence d’Emmanuelle Béart que l’on prend plaisir à retrouver.

'L'étreinte' est en compétition pour le Festival du Film Francophone d'Angoulême

Ma note :  11/20