Acteurs 

Albert Dupontel

Virginie Efira

Nicolas Marié

Jackie Berroyer

Philippe Uchan

Michel Vuillermoz

Laurent Stocker

Bouli Lanners

Synopsis

Lorsque Suze Trappet apprend à 43 ans qu’elle est sérieusement malade, elle décide de partir à la recherche de l'enfant qu’elle a été forcée d'abandonner quand elle avait 15 ans.
Sa quête administrative va lui faire croiser JB, quinquagénaire en plein burn out, et M. Blin, archiviste aveugle d’un enthousiasme impressionnant. À eux trois, ils se lancent dans une quête aussi spectaculaire qu’improbable.

Mon commentaire

On attend toujours avec une certaine impatience les nouvelles réalisations du trublion anticonformiste Albert Dupontel, tant elles sont souvent éclectiques. Souvenez-vous du succès qu'il a remporté en 2017 auprès du public et de la profession avec l'adaptation magistrale au cinéma du magnifique roman de Pierre Lemaître "Au revoir là-haut", qui suivait la comédie grinçante "Neuf mois ferme"(2013)...

Après un 'au revoir', voici donc un 'adieu'. Mais avant cette première séance, on n'a pas d'idée particulière sur le pitch - resté secret, puisqu'aucune bande annonce n'a encore été montrée au public. Les quelques premières minutes, durant lesquelles on rencontre Suze Trappet (Virginie Efira), 43 ans, en visite chez un médecin spécialiste lui annonçant une maladie grave semblent nous orienter vers un drame...Une fois le diagnostic établi, Suze n'a plus qu'une obsession : retrouver le fils auquel elle a donné naissance lorsqu'elle avait 15 ans et qui lui a été retiré d'autorité par ses parents en vue d'une adoption.

Dans sa quête administrative qui se heurte à des lourdeurs de processus qui sont autant d'obstacles, par le plus grand des hasards, elle va faire la rencontre de JB (Albert Dupontel) un top spécialiste informatique en burn out total puis bientôt un certain M Blin (Nicolas Marié) aveugle affecté aux archives...Et on comprend que la quête insensée du trio, espèce de course contre la montre, nous emmène rapidement vers l'univers de prédilection d'Albert Dupontel, celui de la comédie loufoque. Cependant, l'histoire, notamment grâce à l'interprétation de Virginie Efira décidément très crédible dans ce rôle de femme déterminée mais affaiblie par la maladie, n'est pas dénuée d'une belle sensibilité. Le réalisateur en profite pour en quelques sortes régler ses comptes, avec certaines strates de population, qu'il s'agisse entre autres d'employés tatillons, d'administrations stériles, de dirigeants d'entreprises, de médecins ou de fonctionnaires de police, de gens bien-pensants...Mais cela ne l'empêche pas d'aborder des sujets importants comme la maladie, la mort, la spontanéité, l'amour, la jeunesse ou la tendresse...

On redécouvre aussi dans le personnage de Monsieur Blin l'acteur fétiche de Dupontel, Nicolas Marié, que l'on connaît autrement plutôt par ses rôles au théâtre ou à la télévision qui ici endosse avec bonheur celui du personnage non voyant à l'origine de nombreux moments assez comiques.

Cet "adieu aux cons" est un film plutôt drôle, attachant, certes un peu foutraque mais pourvu de beaucoup d'humanité et de tendresse, comme une espèce de bras d'honneur du réalisateur à tous les gens qu'il méprise.

Ma note :  16/20