Acteurs 

Elsa Zylberstein

Hyppolite Girardot

Emilie Dequenne

Philippe Torreton

Grégory Derangère

Mathilda May

Synopsis

 

1940. Janot Reichenbach abandonne mari et enfant pour lier son destin à celui tragique de l’homme dont elle est éprise depuis l’adolescence alors qu’il est menacé par l’arrivée au pouvoir des artisans de la Collaboration. Elle traversera l’Europe et sacrifiera sa liberté pour épouser l’homme qu’elle aime au camp de Buchenwald où il sera enfermé, et, avec lui, elle survivra à cette épreuve. Cet homme, c’est Léon Blum.

Mon commentaire

1940, la France subit l’assaut des Nazis et c’est bientôt la capitulation du Maréchal Pétain, qui va installer son gouvernement fasciste et antisémite à Vichy.

En zone libre et plus particulièrement à Bordeaux, après l’exode, les anonymes déracinés sont nombreux mais on y retrouve également des personnalités politiques : celles qui ont été renversées mais aussi simplement les opposants au régime. Puis il y a bon nombre de familles juives, notamment celle de Janot Reichenbach (Elsa Zylberstein) avec son richissime mari (Grégory Derangère) et Georges, le fils qu’elle a eu d’une précédente union, qui cherche à fuir à l’étranger. Mais Janot est décidée à quitter mari et enfant pour rester près de celui qu’elle aime en secret depuis longtemps Léon Blum (Hippolyte Girardot) et qu’elle suivra même jusqu’à Buchenwald où il sera enfermé…

Cela fait 18 ans précisément qu’on n’avait pas vu Laurent Heynemann derrière la caméra pour le cinéma (depuis « un aller simple » avec Jacques Villeret et Lorànt Deutsch en 200) et la vie privée de Léon Blum n’ayant jamais fait l’objet d’un biopic, l’idée de ‘je ne rêve que de vous’ était d’emblée plutôt alléchante, d’autant que la distribution s’annonçait alléchante.

Mais rapidement, on se rend compte que la mayonnaise ne prend pas : situations peu crédibles, jeux d’acteurs forcés, tout semble complètement faux dans cette tentative de biopic qui pâtit d’une mise en scène d’une platitude extrême, même pas digne du petit écran. Comment peut-on croire qu’en prison les détenus bénéficient de traitements de faveurs qui donnent à penser que leurs tenues sortent du pressing ? On ne croit malheureusement pas un seul instant à cette histoire, pas plus qu’à l’amour éprouvé entre une Janot Reichenbach parfois à la limite de l’hystérie et un Léon Blum d’une passivité navrante, tout cela à des décors d’opérette. Tout ça pour ça ? Spectateurs, un conseil : passez votre chemin.

Ma note :  05/20