Acteurs :

Géraldine Nakache

Leila Bekhti

Patrick Timsit

Pascale Arbillot

Célia Pilastre

Romain Francisco

Synopsis

Vali et Mina sont deux sœurs que tout oppose, éloignées par les épreuves de la vie. L’une est chanteuse, rêveuse et émotive. L’autre est thérapeute, distante et rationnelle. Leur père aimant finit par trouver l’occasion rêvée pour les rassembler le temps d’un week-end et tenter de les réconcilier : Vali a décroché une audition à Paris et c’est Mina qui va devoir l’y emmener malgré son mépris pour la passion de sa sœur.
C’est une histoire de retrouvailles, une histoire d’amour entre deux sœurs, l’histoire d’une famille qui s’aime mais qui ne sait plus se le dire.

Mon Commentaire

 

Vali (Géraldine Nakache) a été sélectionnée pour le dernier round d’une audition en vue d’intégrer l’équipe de choristes de Céline Dion. Mais son père, Léon (Patrick Timsit) cette fois ne peut l’accompagner à Paris car il est sérieusement malade et doit commencer un traitement, mais n’a pas le courage de lui dire... En revanche, il demande à Mina, sa fille cadette (Leïla Bekhti), qui à l’hôpital et est thérapeute pour personnes âgées, de prendre le relais, afin d’accompagner Vali à ce casting. Inutile de préciser que les deux sœurs n’ont rien en commun alors que débute la route entre Nantes et Paris, mais ce long voyage contraint sur la route va au moins avoir l’avantage pour elles de se découvrir et se comprendre.
10 ans après « Tout ce qui brille », film avec lequel elle avait rencontré un très beau succès public, Géraldine Nakache récidive cette fois en solo (sans Hervé Mimran) derrière la caméra, en retrouvant une nouvelle fois à ses côtés devant cette caméra sa partenaire d’alors Leïla Beckhti. La mise en place de l’histoire est un peu laborieuse : on suit du côté ‘grave’ avec un intérêt mitigé les allusions diverses liées aux problèmes de vieillesse, et plus généralement liés aux soucis de santé, qui tranchent avec celles côté paillettes concernant le show business et la véritable folie des groupies. De plus, Léon en fait un peu trop dans le rôle de ce père attendrissant trop gentil et malade…Mais on découvre que la véritable thématique du film est celle de la famille, avec en corollaire celle des secrets et des non-dits qui ont pourri les rapports entre ces deux sœurs, au total pas si dissemblables, qui trouveront dans le partage de leurs quotidiens le moyen de se parler enfin.
Ne vous méprenez toutefois pas sur mon propos , « J’irai où tu iras », qui reprend le titre d’une des chansons de la diva Céline Dion, est un film doté parfois d’une belle sensibilité mais qui se révèle souvent très drôle. Les moments sérieux alternent gentiment avec des périodes plus légères, notamment dès lors qu’on fait la connaissance avec les candidats qui se présentent au casting aux côtés de Vali. Ce petit monde, étudié de près, donne lieu à une belle analyse psychologique de tous ces fans, qui nous offre une formidable galerie de portraits ! On sourit aussi lors du clin d’œil accordé aux programmes de télé-crochet télévisuels si populaires et dont les héros sont bien éphémères .
Côté interprétation, Géraldine Nakache et Leïla Bekhti sont parfaites en sœurs aux styles si différents mais finalement aussi fragiles et solidaires envers et contre tout, prêtes à tout pour préserver leur père, seul rempart subsistant au sein de cette famille.

Ma note :   13/20
j'irai où tu iras