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Acteurs 

Artistes inconnus

Synopsis

Sur les hauteurs verdoyantes de Kingston, des légendes du Reggae se retrouvent pour enregistrer un disque. Plus de trente ans après leur âge d’or, ils s’apprêtent à repartir en tournée à travers le monde. INNA DE YARD raconte l’aventure humaine de ces chanteurs qui, en plus d’incarner un genre musical mythique et universel, font vibrer l’âme de la Jamaïque.

Mon commentaire

Voici un film qui fait du bien : la découverte de ce groupe Inna de Yard (comprendre, « in the Yard », soit en Français dans la cour), composé d’artistes plus ou moins jeunes qui se retrouvent pour enregistrer un album rendant hommage à la musique de la Jamaïque. Cette île de musiciens mélomanes est à l’origine de danses et de rythmes comme le ska, le rocksteady, puis enfin le bien connu reggae. Ainsi, vingt personnes vont se retrouver sur la terrasse d’une maison des hauteurs de Kingston pour enregistrer un album extraordinaire, reprenant en version acoustique - avec essentiellement un piano, une guitare sèche et une basse ainsi que des percussions traditionnelles rasta - les titres phares de leur répertoires : parmi les anciens, Ken Boothe, Kiddus I, Winston McAnuff, Cedric Myton (le leader des Congos), les Viceroys, Horace Andy et Judy Mowatt, ainsi que les espoirs les plus prometteurs de la nouvelle génération reggae, représentée par Jah9, Var, Kush McAnuff et Derajah.

Le film nous présente consécutivement ces artistes dont la vie n’a souvent rien eu à voir avec un long fleuve tranquille dans leur intimité : leurs racines bien sûr avec pour beaucoup d’entre eux des aïeux esclaves, comment ils ont été attirés par la musique, leur rencontre avec leur compagne, leurs enfants, leurs rapports souvent compliqués avec ces voisins américains dont la musique a eu sur eux une certaine influence. A chaque fois, on découvre des parcours semés d’embuche et la tentation de la drogue, mais des parcours dominés par l’amour de cette musique rédemptrice, dont les origines proviennent d’un mélange de soul, de gospel et d’influences américaines que des croyances rastafari.

En plus du disque collectif réalisé conjointement par cette belle équipe, une tournée internationale s’est mise en place, dont l’apogée a été un concert à Paris devenu culte, dans la salle comble du Trianon, puis à l’Olympia en juin dernier. Peter Webber (réalisateur entre autres de ‘la jeune fille à la perle’) nous livre un « Buena Vista social club » à la sauce reggae. Un film apaisant qui distille de très beaux moments d’émotion et ravit nos oreilles de titres bien connus.

Ma note : 15/20