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Acteurs

Diane Kruger

Denis Moschitto

Numan Akar

Samia Muriel Chancrin

Synopsis

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs.

 

La vie de Katja s’effondre lorsque son mari et son fils meurent dans un attentat à la bombe.
Après le deuil et l’injustice, viendra le temps de la vengeance.

 

Diane Kruger a reçu le ‘Prix d’interprétation féminine’ au dernier festival de Cannes et le film s’est vu décerner le Golden Globe du meilleur film étranger lors de la cérémonie des Golden Globes 2018.

Mon commentaire

Nuri (Numan Akar) est un Allemand d’origine turque, qui a purgé une peine de prison pour trafic de drogue. A sa sortie, sa femme Katja (Diane Kruger) l’aide à se réinsérer et bientôt lui donne un fils, Rocco.

Quelques années plus tard, une bombe explose devant la vitrine du bureau de Nuri, reconverti désormais en traducteur et vendeur de billets d’avion, alors que Katja, voulant rejoindre une amie enceinte, vient de lui laisser la garde de Rocco.

C’est bien sûr le drame, puisque Katja apprend qu’elle a perdu instantanément son mari et son fils. Place d’abord au deuil, puis à l’incompréhension, enfin à la justice, avec un procès qui ne tarde pas, car les suspects, de mouvance nazie, ont été vite appréhendés. Mais viendra aussi le temps de la haine et de la vengeance étant donné l’iniquité du procès.

Le réalisateur Fatih Akin est lui-même Allemand d’origine turque et sa filmographie depuis ses débuts réserve une place belle aux problématiques du racisme et du déracinement. Ici l’intrigue est somme toute assez mince car comme l’enquête s’oriente vite vers la piste de l’extrémisme nazi, le suspense retombe assez vite. C’est un peu le défaut du film qui paraît un peu trop simpliste et on aurait aimé que le sujet soit un peu plus creusé. Mais c’est sans compter le grand talent de Diane Kruger, parfaite dans l’incarnation de Katja - le jury de Cannes ne s’y est pas trompé. Filmée au naturel, souvent sans fard et uniquement habillée d’un jean et d’un blouson, elle est bouleversante de sobriété dans le rôle de cette femme et mère éplorée,  prête à se battre jusqu’au bout et à assumer son désir de vengeance.

Le long chapitre du procès est particulièrement réussi: on suit notamment avec intérêt les échanges entre les avocats des parties adverses; les arguments de la défense laissent un goût extrêmement amer et ne peuvent susciter que de la colère qui forcément vont inciter Katja à se faire justice par elle-même.

Un film dur, qui manque certes un peu de subtilité mais qui est porté par la prestation de Diane Kruger, épatante, qui trouve là un des rôles majeurs de sa carrière.

Ma note : 16/20