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Acteurs

Javier Bardem

Penélope Cruz

Peter Sarsgaard

Julieth Restrepo

Synopsis

Interdit aux moins de 12 ans

 

Impitoyable et cruel chef du cartel de Medellin, Pablo Escobar est le criminel le plus riche de l’Histoire avec une fortune de plus de 30 milliards de dollars. "L’empereur de la cocaïne" met la Colombie à feu et à sang dans les années 80 en introduisant un niveau de violence sans précédent dans le commerce de la drogue.
Fascinée par son charisme et son pouvoir, la très célèbre journaliste Virginia Vallejo, va s’apercevoir qu’on ne s’approche pas de l’homme le plus dangereux du monde impunément...

Mon commentaire

Voici LE film qu’on attendait sur la biographie de Pablo Escobar, personnage ô combien mythique des années 80, en Colombie bien sûr mais aussi en dehors, surtout quand on sait combien de tonnes de cocaïne il a fait déverser notamment sur les Etats Unis. Au point d’en devenir la bête noire.

Première constatation, le film élude totalement les origines d’Escobar (Javier Bardem) et donc tout ce qui pourrait donc motiver ses ambitions mafieuses. Le film nous le fait retrouver marié à Victoria (Juliet Restrepo), avec qui il a déjà un fils, Pablito. Sa fortune atteint déjà des dizaines de milliards de dollars et bien entendu, son poids financier lui permet de jouer dans la cour des « Grands », traduisez d’être influent dans  toute la sphère politique, puisqu’il finance sans préjugé les campagnes électorales des candidats qui s’opposent aux élections présidentielles. Dans ce contexte, la moindre trahison des vainqueurs sera l’allumette qui mettra le feu à la poudrière, Escobar déclenchant un jeu de massacre terrible à travers la Colombie.

De son côté, Virginia Vallejo (Penélope Cruz), présentatrice star du journal télévisé ne peut s’empêcher d’être fascinée par le personnage d’Escobar, au point bientôt de tomber dans ses filets et d’en devenir la maîtresse. Ce qui ne sera évidemment pas sans conséquence sur sa vie privée et professionnelle…

C’est sous l’angle du témoignage de Virginia que le metteur en scène espagnol Fernando Léon de Aroana a choisi de raconter l’histoire d’Escobar. Sur un scénario malheureusement très édulcoré, il a construit un film d’un grand classicisme qui manque d’originalité et qui manque par conséquent de ressort. Sur cette thématique des grands cartels de la drogue, des films tels « Sicario » de Denis Villeneuve en 2015 ou « Barry Seal » de Doug Liman en 2017- où Escobar faisait juste de la figuration, on avait été plongé dans la fièvre malsaine entourant le business du trafic de cocaïne. Or ici réside une tiédeur qui nuit à la restitution de l’authenticité du milieu de la drogue et de l’image qu’on peut avoir du chef du cartel de Medellin. Bien sûr, il y a  dans « Escobar » pléthore de scènes de violence, entre assassinats et attentats, mais cela reste insuffisant pour le rendre crédible.

Heureusement, les jeux de Javier Bardem, totalement méconnaissable dans le rôle de ce Pablo Escobar  ventru et sanguinaire et de Penelope Cruz dans le rôle de Virginia, la journaliste vedette, nous procurent quelques très belles scènes de confrontation où les deux acteurs sont au top de leur talent. Il n’en va malheureusement pas de même pour l’agent Shepard (Peter Sarsgaard), l’envoyé américain de la DEA allié à la CIA pour faire tomber Escobar dont le rôle est limité à une portion congrue, tant les aspects judiciaire et policier sont relégués au second plan.

Au total, un film sans grande surprise qui manque d’originalité, mais qu’on peut voir ne serait ce que pour la confrontation des deux têtes d’affiche.

Ma note : 13/20