Elvis
Elvis
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Acteurs : 

Austin Butler

Tom Hanks

Olivia DeJonge

Helen Thomson

Richard Roxburgh

Kelvin Harrison Jr

David Wenham

Alton Mason

Synopsis

Le film a été présenté hors-compétition au Festival de Cannes 2022.

La vie et l'œuvre musicale d'Elvis Presley à travers le prisme de ses rapports complexes avec son mystérieux manager, le colonel Tom Parker. Le film explorera leurs relations sur une vingtaine d'années, de l'ascension du chanteur à son statut de star inégalé, sur fond de bouleversements culturels et de la découverte par l'Amérique de la fin de l'innocence

Mon commentaire :

Les réalisations de l’Australien Baz Luhrmann, bien que dotées d’une ‘patte’ bien particulière, virtuose et colorée, qui en font sa signature, bien reconnaissable depuis ‘Romeo + Juliette’ (1996) ‘Moulin Rouge’ (2001), ‘Australia’ (2008) ou plus récemment ‘Gatsby le Magnifique’ (2013) font souvent l’objet de critiques acerbes.

Rien d’étonnant alors à ce qu’il ait décidé d’adapter sur écran une partie de la vie de la star planétaire Elvis Presley. Le film a d’ailleurs été présenté hors compétition lors du dernier Festival de Cannes et a suscité de nombreuses réactions, a priori plutôt très positives du public....

Dans ce biopic, Baz Luhrmann se concentre essentiellement sur une période d’une vingtaine d’années, qui couvre les débuts d’Elvis (Austin Butler) sur de petites scènes de province dans les années 1955 jusqu’à l’apogée de sa carrière à la moitié des années 70.

On suit bien évidemment dans un contexte historique lourd évoqué à de multiples occasions, l’éveil et l’évolution de la future star, mais aussi ses rapports un peu étranges avec son mystérieux imprésario, le ‘colonel’ Tom Parker (Tom Hanks). Parallèlement on voit comment Elvis, issu d’un milieu fort modeste, met un point d’honneur à mettre ses parents – et surtout Gladys (Helen Thomson) sa mère adorée – à l’abri du besoin, jusqu’au bout de sa carrière.

Bien que suivant plus ou moins un ordre chronologique, la caméra de Baz Luhrmann et sa mise en scène magistrale ne laissent aucun répit au spectateur qui suit avec passion - et une certaine inquiétude – la carrière de ce personnage atypique, dont les déhanchements incroyables et le sens du rythme suscitent l’hystérie de ses fans. On rappelle d’ailleurs qu’Elvis dans ses interprétations a. été inspirée à la fois par la musique ‘country’ appréciée des cow-boys, (blancs) mais aussi et avant tout du blues et du gospel découverts dans les quartiers noirs au sein desquels il a été élevé.

Certains diront qu’Austin Butler ne ressemble pas tant que cela physiquement au véritable Elvis : je ne suis pas tout à fait d’accord, mais néanmoins son interprétation du King est bluffante et mérite d’être soulignée, tout autant d’’ailleurs que Tom Hanks, pareillement excellent – il s’agit probablement de l’un de ses meilleurs rôles depuis longtemps- dans la composition du manager pour le moins abject.

Mise en scène originale et explosive, casting très bon, y compris pour les seconds rôles (dont Olivia DeJonge en Priscilla), interprétations de morceaux hyper connus et qui ‘swinguent (il manque peut-être les morceaux les plus doux du répertoire), pas de quoi bouder son plaisir. Le portrait d’une star incroyable qui déménage et c’est tant mieux !

Ma note :    17/20