FILM VU EN STREAMING - SELECTION HONG KONG JEWISH FILM FESTIVAL

Acteurs 

Daniel Donskoy

Peter Simonischek

Bibiana Biglau

Göts Otto

Sabrina Amali

Mehdi Meskar

Eyan Pinkovitch

Synopsis

Un chef d’orchestre mondialement reconnu, Eduard Sporck, est approché par Karla de Fries pour créer un orchestre Israélo-Palestinien de jeunes pour un concert dédié à la paix. Il accepte, mais doit tout d’abord convaincre les membres de ce groupe de dépasser leurs croyances, leurs peurs et leur bigoterie pour réaliser une véritable prouesse d’équipe.

Mon commentaire

Dror Zahavi est un réalisateur israélien très connu, puisqu’il a plus de 25 productions à son actif depuis 1992 même si au final peu d’entre elles sont sorties sur les écrans français.

Cette année, il nous revient avec une belle histoire qui apparait pourtant comme utopique dans le contexte actuel : réussir à créer de toute pièce en quelques semaines un orchestre classique composé de jeunes virtuoses provenant pour moitié d’Israël et pour moitié de Palestine. Pourquoi ? Dans le but d’organiser un concert pour la paix, sous la houlette d’un maestro allemand mondialement reconnu, Eduard Sporck (Peter Simonischek), dont le seul nom illumine les yeux de ces jeunes virtuoses quels que soit leur origine.

On se laisse volontiers porter par ce film qui a le mérite d’entrée de jeu de vouloir montrer en parallèle la vie des jeunes artistes palestiniens qui doivent suivre souvent un parcours du combattant pour accéder à leur destination, Tel Aviv, pour les auditions et celle des jeunes Israéliens qui semblent vivre quant à eux dans des conditions apparemment plus faciles. Leur psychologie est d’ailleurs très différente : à la timidité et à la gaucherie des Palestiniens s’opposent une légitimité et une assurance israéliennes qui paraissent presque exagérées ! Mais on comprend vite si la musique et le plaisir de jouer d’un instrument peuvent rassembler tous ces jeunes, la vie quotidienne qu’ils mènent de part et d’autre n’est pas simple, les familles quelle que soit leur origine faisant face à la violence, qu’elle résulte du terrorisme des uns ou des représailles des autres.

Si le film parvient à bien présenter et résumer tout ce qui oppose les deux communautés - on en est témoins à de multiples reprises au cours du film - on peut cependant regretter que la recherche effectuée pour situer dans leur quotidien les principaux personnages palestiniens, qu’il n’en ait pas été de même pour les personnages israéliens dont on ne sait au total pas grand-chose. Cependant, on appréciera que le ‘Maestro’, idole reconnue unanimement par ces jeunes gens soit lui-même pourvu d’un parcours historique personnel pour le moins compliqué qui les aidera aussi à faire la part des choses…Enfin, il est intéressant que le scénario ait eu l’idée de montrer l’idylle naissante entre deux protagonistes d’origine et de culture différente, preuve que l’espoir est toujours permis, montrant qu’il ne faut jamais renoncer à l’entente et l’harmonie, même s'il faut admettre que cette partie-là est un peu sur jouée.

Pour les amateurs de musique classique et surtout pour tous ceux qui portent l’espoir d’une réconciliation possible, ‘Crescendo’ constitue un film intéressant et souvent émouvant.

Ma note :  14/20