Cartier et les arts de l'Islam
Cartier et les arts de l'Islam
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Au Musée des Arts Décoratifs jusqu'au 20 février 2022

Thématique :

Le Musée des Arts Décoratifs présente « Cartier et les arts de l’Islam. Aux sources de la modernité », coproduite par le Musée des Arts Décoratifs, Paris et le Dallas Museum of Art, avec la collaboration exceptionnelle du musée du Louvre et le soutien de la Maison Cartier. Cette exposition montre les influences des arts de l’islam sur la production de bijoux et d’objets précieux de la Maison de haute joaillerie, du début du XXème siècle à nos jours. Plus de 500 pièces – bijoux et objets de la Maison Cartier, chefs d’œuvre de l’Art islamique, dessins, livres, photographie et documents d’archive – retracent ainsi l’origine de cet intérêt pour les motifs orientaux.

Elle revient notamment sur le contexte parisien de l’époque et les figures de Louis et Jacques Cartier, petit-fils du fondateur, qui ont joué un rôle significatif dans la naissance d’une esthétique nouvelle empreinte de modernité.

Mon commentaire

Mon commentaire sur cette exposition arrive malheureusement bien trop tardivement, d’abord parce que je m’y suis rendu uniquement fin janvier et n’ai pas trouvé le temps d’en parler et de partager mon impression sur celle-ci depuis lors, et que l’expo prend fin le 20 février. Qu’à cela ne tienne, courez-y vite !

Quand on pense à la Maison Cartier, on associe l’idée du faste, du luxe, de la richesse. Et c’est bien sûr cette idée que l’on retrouve dans ces vitrines d’exposition où sont présentés tiares, diadèmes, porte cigarettes, colliers, bracelets et pendentifs de toute beauté. Mais ici, c’est sur l’origine de la créativité des modèles qu’il y a lieu de se pencher… C’est alors qu’on fait la connaissance de Louis et Jacques Cartier, les petits fils du créateur et collectionneurs invétérés, qui ont eu l’idée sublime de s’inspirer des merveilles de l’Islam pour créer des pièces d’une grande originalité, qui brillent par leur exotisme et bien sûr par les pierres et diamants qui les composent !

L’exposition montre ainsi un certain nombre des livres des XVe, XVIe et XVII siècles qui viennent du Maghreb, du Moyen Orient, de Perse ou d’Inde. Car durant ces périodes de faste et d’étalage de raffinement, les ornements et broderies assortis de pierres précieuses et complétés par des bijoux ornaient aussi bien les tenues vestimentaires des hommes que des femmes. C’est en cela que l’exposition s’avère particulièrement originale bien sûr, mais pas seulement. Il faut en effet prendre le temps de regarder les projections qui ont lieu au centre de l’exposition : sur des écrans de 5m sur 10 environ, Cartier a récréé l’élaboration de certaines des plus belles pièces qui illuminent l’exposition. Grâce à un montage très habile, on peut en direct assister aux différentes phases de la fabrication de certaines de ces pièces : c’est littéralement bluffant !

L’exposition créé un véritable pont entre les civilisations de l’Islam et la modernité actuelle vers laquelle elle nous embarque. Tout cela par la magie de la création humaine….

Ma note : 18/20
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L'art du livre timuride- poèmes de Nezami XIIeme siècle (photo perso)

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APendulette mignonette de boudoir (1920) -photo perso

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Diadème - Cartier London 1937 (photo perso)

PCollier draperie - Ancienne Collection de la Duchesse de Windsor - Collection Cartier (photo perso)