Acteurs :

Fabrice Luchini

Anaïs Demoustier

Nora Hamzawi

Antoine Reinartz

Maud Wyler

Léonie Simaga

Synopsis

Le maire de Lyon, Paul Théraneau, va mal. Il n’a plus une seule idée. Après trente ans de vie politique, il se sent complètement vide. Pour remédier à ce problème, on décide de lui adjoindre une jeune et brillante philosophe, Alice Heimann. Un dialogue se noue, qui rapproche Alice et le maire et ébranle leurs certitudes.

Mon Commentaire

Paul Théraneau (Fabrice Luchini) est le maire de Lyon, affilié au Parti Socialiste. Il mène une vie politique intense, sa présence tous azimuts depuis 30 ans ne lui laissant guère le temps de prendre du recul sur sa fonction et ses positions Un jour cependant arrive dans l’équipe de la mairie Alice Heimann (Anaïs Demoustier), une jeune femme cultivée, diplômée de philosophie fraîchement recrutée, n’ayant cependant aucune expérience professionnelle au sein de ce monde . Que dire de ses fonctions ? Elles sont loin d’être claires, mais elle sera la « boîte à idées » de ce maire dont l’inspiration s’est tarie depuis bien longtemps... Petit à petit, et au grand dam de certains proches du maire, Alice va trouver sa place dans l’équipe qui fait partie de la garde rapprochée de Paul Théraneau...

Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé est totalement fortuite, puisque le film de Nicolas Pariser n’a pas été tourné dans la ville de Lyon en ce qui concerne les scènes se déroulant à l’Hôtel de Ville, le maire actuel Gérard Collomb voulant à tout prix éviter une confusion des genres, ainsi qu’une association d’idées peu reluisante surtout à quelques mois des municipales ! 

Néanmoins le décor qui est planté nous semble bien authentique, inspiré par le décorum et les réunions qu’on doit trouver dans toutes les mairies des grandes métropoles françaises, tout en moins en ce qui concerne les successions de cérémonies et les ordres du jour à n’en plus finir. La rencontre entre Alice et Paul, c’est l’opposition entre l’approche culturelle raisonnée de la jeune tête pensante toujours idéaliste, et l’application à la hâte par les ‘vieux briscards’ de décisions prises souvent à la hâte et sans aucune logique. Le réalisateur prend le parti d’ailleurs de filmer Alice et paul en champ* contre-champ, pour insister au début du film sur l’impossibilité entre eux de communiquer plus que deux ou trois minutes, avant que ne s’installe une certaine complicité et bien entendu complémentarité.

Une fois le constat effectué, malgré des interprétations de qualité (Fabrice Luchini est particulièrement crédible sans en faire de trop dans son rôle de vieil animal politique), le film part souvent en bavardages pseudo culturels qui ne font qu’accentuer une certaine vacuité des propos. Résultat : on n’est vraiment pas convaincu ni par l’authenticité des rapports, ni par la qualité des idées véhiculées pour répondre à l’urgence des besoins qu’on peut facilement recenser dans des villes de cette importance. Dommage.

Ma note :   12/20