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Acteurs 

George MacKay

Dean Charles Chapman

Mark Strong

Colin Firth

Benedict Crumberbatch

Andrew Scott

Daniel Mays

Adrian Scarborough

Synopsis

 

Pris dans la tourmente de la Première Guerre Mondiale, Schofield et Blake, deux jeunes soldats britanniques, se voient assigner une mission à proprement parler impossible. Porteurs d’un message qui pourrait empêcher une attaque dévastatrice et la mort de centaines de soldats, dont le frère de Blake, ils se lancent dans une véritable course contre la montre, derrière les lignes ennemies

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Mon commentaire

6 avril 1917, quelque part en Artois dans le Nord de la France en pleine guerre des tranchées. Le caporal Blake (Dean Charles Chapman) et son ami le caporal Schofield (George MacKay) sont désignés pour une mission impossible : transmettre au Général McKenzie (Benedict Crumberbatch), qui dirige un contingent situé à quelques km au-delà de la ligne de front un message impératif émanant de l’état-major de ne pas lancer l’attaque prévue, sous peine de carnage. Ils ont à peine une journée pour y parvenir, au péril de leur vie...

Après avoir réalisé les deux derniers James Bond (‘Skyfall’ et ‘Spectre’), le réalisateur Sam Mendes se lance ici dans la réalisation d’un film de guerre, qui vraisemblablement lui a été inspiré par un aïeul qui a dû participer à la première grande guerre, comme le laisse supposer la dédicace en fin de projection.

Mais en fait de film de guerre, lorsqu’on a en mémoire et en référence des films magnifiques d’émotion ou de tension nerveuse comme « Dunkerque » (Christopher Nolan- 2017) ou « Les sentiers de la gloire » (Stanley Kubrick -1957) ou encre ‘Cheval de guerre’ (Steven Spielberg -2012), ’1917’ peut surprendre. Essentiellement par le fait que le film consiste en un unique mais magistral plan-séquence, réalisé de façon parfaitement intentionnelle par Sam Mendes, mais assez déroutant pour le spectateur qui doit suivre le parcours incroyable de ces combattants le long et à travers les tranchées. Ce choix est complété par un rendu très théâtral, inclinant même vers le jeu vidéo, notamment par exemple entre autres dans l’enchaînement de scènes passant d’un désert total sans trace de vie humaine à une autre subitement remplie d’un seul coup par une armée en plein déploiement....

Par ailleurs, un soin particulier a été apporté à la photo, sous la houlette de Roger Deakins. L’effet esthétique qui en découle est à couper le souffle, notamment lors d’une scène de lever du jour sur le village en ruine d’Écoust, de toute beauté, qui fait qu’on ne sait plus trop si l’action se situe dans la réalité ou à l’inverse aux portes de l’enfer !

Alors bien sûr, c’est vrai qu’on tremble et on souffre aux côtés de ces héros qui surmontent les obstacles, sans savoir ce qui va leur arriver d’un instant à l’autre. D’autant que le film est servi par un casting brillant, et des interprètes assez bluffant, notamment GeoregeMackay dans le rôle de Schofield.

Mais au total on ressort de la projection avec un jugement mitigé, à la fois ébloui par les prouesses techniques du réalisateur mais désarmé par cet aspect théâtral trop marqué pour un film de ce genre.

 

Le film a récolté le ‘Golden Globe’ du meilleur film dramatique lors de l’édition du 6 janvier dernier

Ma note :  14/20